Home

Blog Ace homepage
Contre le Fed Cup blues
09/02/2010 - 19:38

Contre le Fed Cup blues

Mardi 9 février

Il  y a un an tout juste Amélie Mauresmo disputait son dernier tournoi de Paris (Open GDF Suez) à Coubertin. Après avoir échoué devant l'Italie en Fed Cup au terme d'un match agaçant face à Flavia Pennetta, la Française avait surpris tout son monde en triomphant à Paris. Les lendemains de Fed Cup, comme de Coupe Davis d'ailleurs, sont souvent difficiles. Mauresmo avait su réagir, transformer sa frustration en énergie positive en quelques jours. Ce que seuls les joueurs et joueuses expérimentés savent faire. Pour les autres, ceux qui prennent de plein fouet la tension si particulière des matches par équipes au plus haut niveau, c'est plus compliqué...

En France ces dernières années, il y a même de quoi avoir peur de ces épreuves. La plupart des joueurs qui sont passés par la Coupe Davis l'ont payé par la suite, physiquement ou mentalement. Pour les Bleus soumis à la pression de l'équipe de France, en Fed Cup comme en Coupe Davis, une sélection est souvent vécue comme un traumatisme. Gilles Simon, terrassé par ses deux défaites lors de ses deux premiers matches en 2009 (face à la République tchèque), avait mis plusieurs mois à refaire surface. Idem pour Gaël Monfils tétanisé contre les Pays-Bas. Jo-Wilfried Tsonga lui-même, malgré trois victoires en trois jours contre ces Néerlandais, avait souffert dans sa chair ensuite, et sacrifié ainsi une partie de sa fin de saison 2009. Roger Federer estime qu'une rencontre de Coupe Davis équivaut à un Masters 1000. En France, ce serait plutôt l'équivalent d'un Grand Chelem !

La Coupe Davis, autant de pression qu'un Grand Chelem pour les Français ?

Plus sérieusement, il est temps d'envisager la Fed Cup et la Coupe Davis différemment. Dédramatiser l'enjeu et améliorer le format. Pour l'organisation, de nouvelles propositions sont en train de secouer le saladier. Novak Djokovic l'a maladroitement évoqué récemment en parlant de "Coupe du monde" à la place de la Coupe Davis. Pour dédramatiser, il faut s'inspirer de la décontraction de Federer qui snobe l'épreuve sans scrupule. En France, la nouvelle génération est encore trop stressée par le cadre dans lequel elle évolue. En son temps, Sébastien Grosjean avait critiqué cette coupure que représente la Coupe Davis dans une saison. C'était, et c'est toujours très mal vu. Chez les filles, seule Marion Bartoli a fait un choix radical en refusant la sélection dès lors que cela pénalise sa préparation globale. C'est un choix difficile à assumer, mais qui a le mérite de révélée les faiblesses actuelles :

Toute l'équipe a longtemps tourné autour d'Amélie Mauresmo. Celle-ci partie, il faut tout reconstruire. Avec ou sans Bartoli, la question se pose c'est certain. Mais même sans "les Bartoli" (Marion veut que son père, Walter, l'accompagne), il est temps également d'envisager différemment la compétition. Si l'esprit d'équipe et les valeurs du groupe France doivent être les priorités, alors la défaite doit être envisagée plus facilement. L'esprit de sacrifice, l'abnégation, si contraires à ce que les joueurs vivent tout au long de l'année, ne doit pas se doubler de la pression du résultat. L'an passé, Jo-Wilfried Tsonga et Amélie Mauresmo avaient préservé la France d'un énorme coup de blues en barrages de Coupe Davis et de Fed Cup.

Que retient-on de ces dernières années ?

Après la défaite devant une modeste équipe des Etats-Unis (sans les soeurs Willliams s'entend), il faut désormais clarifier les choses. Les compétitions par équipes sont hautement symboliques, d'accord. Elles peuvent être utiles pour initier les participants à une certaine forme de pression, OK. Maintenant que retient-on des récentes campagnes ? Des polémiques à deux balles (Gasquet et les SMS), des défaites qui font mal (Simon, Monfils, Cornet), et des conflits (Bartoli, les échanges Bîmes-Forget, Forget-Santoro).

Plutôt que de se focaliser sur la présence ou non de Marion Bartoli ou Aravane Rezaï, qui ressemble parfois au débauchage de mercenaires - ce que ces joueuses ne sont pas (voir l'entretien donnée par Aravane cette semaine à Coubertin), ou de rêver au potentiel de Kristinia Mladenovic, ne pourrait-on pas faire de ce rendez-vous un moment d'échanges avec les techniciens du groupe France, soit l'occasion pour chacun de progresser ou de se relancer ? Voire un moment plus festif, sans forcément danser Saga Africa après chaque entraînement... En attendant le premier tour de Coupe Davis au mois de mars (France-Allemagne), on espère simplement qu'Alizé Cornet et Julie Coin après leur défaite à Coubertin, et Pauline Parmentier, ne vivent pas un Fed Cup blues des familles cette semaine.

VOS REACTIONS A LA QUESTION : FED CUP, FAUT-IL CHANGER  ? (article publié lundi)

"Le fonctionnement est toujours le même et cela ne nous a pas empeché par le passé d'avoir des résultats en Fed Cup. Donc celui ci n'est pas responsable des mauvais résultats. Le niveau des joueuses est lui concerné et il n'y a qu'à prendre leurs résultats individuels depuis le début de la saison pour s'en rendre compte." De pacyfix.

"Perso, j'ai vu les matchs, et la france n'était pas si loin de USA. Il a manqué de la confiance a Alize et de l'experience pour Pauline et Julie. Même si elles ont perdu, je m'attendais a franchement pire même si j'esperais une qualification. Il reste pas mal de temps avant les barrages....... Pas mal de choses pourraient changer d'ici là !! Confiance, experience et autres !!" De yevons

"Fed cup et Coupe Davis des machines à tuer une carrière. Alizé perd l'an passée ses matchs de fed cup saison 2009 terminée elle ne s'en remet pas. La pression de ces matchs détruits certains joueurs. Le meilleur exemple PHM. Il joue pour la france la Coupe Davis il met une saison pour s'en remettre et ne retrouvera plus le niveau qu'il avait avant cette rencontre contre les Russes." De  stef060

"Je trouve juste inadmissible que l'on puisse refuser une sélection nationale. Comme cela a déjà été dit, il s'agit juste d'un prétexte pour ne pas venir défendre les couleurs de son pays...
mais ce sont surtout les instances du tennis féminin qui ne jouent pas le jeu. S'il y avait un caractère obligatoire donné à cette épreuve par les instances internationales, le problème ne se poserait pas..."
De franck1974

"Et pourquoi ne pas prendre Amélie Mauresmo en tant que capitaine de l'équipe de FED CUP? Elle a les épaules pour et l'esprit d'équipe qui va avec !!" De chouchoupinette

"Si chaque joueuse veut faire venir son staff (entraîneur et soigneur), cela ferait 4 x 2 = 8 personnes 4 pour le staff fédéral, soit une douzaine de personnes pour encadrer une rencontre de Fed Cup ! Quel cacophonie, un vrai b....., insensé ! Le fait de vouloir imposer leur staff, n'est qu'un prétexte pour ne pas rejoindre l'EDF, car elles ne sont pas intéressées par la Fed Cup !" De ropol

"D'accord avec tous ceux qui parlent d'esprit d'équipe. Depuis Yannick on n'a jamais gagné un Gd Chelem mais avec et sans lui en tant qu'entraineur, on a plusieurs fois gagné la coupe Davis. Les gars l'ont fait pour eux et l'équipe. Si en Fed Cup cela n'intéresse pas de défendre les couleurs du pays ou de partager eh bien prenons les autres même s'il y a plus de déchêt. Je préfère l'état d'esprit." De okw58

Ajoutez un commentaire

 

Commentaire*

 

*Champs obligatoires

 

Si vous êtes déjà inscrit(e), merci de vous identifier en indiquant votre nom d'utilisateur et votre mot de passe.

 

 

Mot de passe oublié ?  Regénérer votre mot de passe

 

Si vous n'êtes pas encore membre, cliquez sur   Inscrivez-vous

 

Commentaires

Du 1 Au 11 sur 11

Rafraîchir

Envoyer un commentaire