Son travail à Arsenal, depuis 1996, a fait de lui l’un des managers les plus respectés et les plus recherchés du monde du football. Champion de France avec Monaco en 1988, trois fois finaliste d’une Coupe d’Europe, deux fois titré au Japon lors de son expérience à Nagoya, Arsène Wenger possède une connaissance encyclopédique du jeu et un sens du management qui a fait de lui le révélateur de très grands talents.
La Suède a laissé des traces
La composition de départ très défensive n'a pas été une réussite exceptionnelle mais nous n'avons pas perdu le match à cause de cela. Collectivement, il a manqué quelque chose à cette équipe, que ce soit au niveau de la qualité technique comparée à celle de l'Espagne mais aussi au niveau mental. Il aurait fallu entrer dans ce match en ayant gagné nos trois matches de poule. Je pense qu'on aurait vu une autre équipe de France. Le match contre la Suède a recréé du doute. Et on a permis à l'Espagne de jouer à son rythme.
Il y a deux choses qui me frappent, ce soir. D'abord c'est le décalage entre la force ressenti par nos joueurs sur la valeur des Espagnols que nous avons vu beaucoup moins fringants que les joueurs ne l'ont ressenti sur le terrain. La deuxième chose qui m'a frappé en regardant la France jouée, ce sont les traces laissées par la défaite contre la Suède. Elles sont beaucoup plus profondes que ce qu'on veut bien le penser. Il fallait plus de conviction, plus de confiance pour sortir l'Espagne de sa maitrise. C'est ce qui nous a manqué.
Concernant Karim Benzema, il a fait un Euro un peu en dessous de ce qu'il peut faire mais il a eu une longue saison. Il y a d'autres joueurs qui ont beaucoup joué et qui ne sont pas tout à fait au top.























