Son travail à Arsenal, depuis 1996, a fait de lui l’un des managers les plus respectés et les plus recherchés du monde du football. Champion de France avec Monaco en 1988, trois fois finaliste d’une Coupe d’Europe, deux fois titré au Japon lors de son expérience à Nagoya, Arsène Wenger possède une connaissance encyclopédique du jeu et un sens du management qui a fait de lui le révélateur de très grands talents.
Malbranque, enfin dans l’axe
Dans l’ensemble, Steed Malbranque a toujours donné l’impression d’être un joueur doué, qui travaille énormément sur un terrain. On se demande même si, dans le passé, il ne s’est pas un peu noyé dans les tâches défensives, qui ne correspondaient pas exactement à son profil, et s’il ne s’est pas perdu dans des clubs sans grande ambition pour jouer la Ligue des champions. On peut enfin se demander si sa carrière n’a pas souffert du fait d’avoir commencé dans un club qui n’avait pas les moyens de jouer au plus haut niveau, alors que lui en avait les moyens.
Je me suis souvent « tâté » sur un éventuel recrutement mais ça ce n’est jamais fait parce que j’ai toujours eu des joueurs créatifs formés ici, alors je n’en ai pas vraiment eu le besoin. Toujours est-il que j’ai souvent analysé son jeu : il s’est positionné sur le flanc et jamais vraiment dans l’axe. Et quand il jouait dans l’axe, ce n’était pas vraiment un joueur de toute dernière passe, mais il restait toujours créatif quand même. Il savait dribbler, il savait passer, mais il s’est perdu dans beaucoup de clubs où il était obligé de lutter, d’abord.
Malbranque peut surprendre en Ligue 1, où Rémi Garde l’a repositionné dans l’axe, un peu plus près de sa défense. Il permet de sortir de la pression, de trouver des espaces de jeu. Je pense qu’il peut être une bonne surprise parce qu’il a un gros potentiel physique malgré ce que l’on croit. Donc il devrait pouvoir durer.























