Le paradoxe de France - Biélorussie

Le paradoxe de France - Biélorussie
le 12/09/2012 à 00:51

Ce qui m’a plu, mardi, lors de France - Biélorussie, c’est qu’il y avait une volonté collective, une envie, un allant pour créer la pression offensive et pour pousser cette équipe biélorusse à faire des fautes. En première mi-temps notamment, on pensait avoir une marge de sécurité défensive intéressante. Paradoxalement, quand on a le mieux joué, on a le moins marqué. Ensuite il y a eu une mauvaise entame de deuxième mi-temps, en donnant deux occasions coup sur coup aux Biélorusses. Puis la France a marqué sur contre et sur un centre de Jallet manqué devenu un but. Sur l’ensemble, on sent qu’il y a un potentiel et j’espère que ces deux résultats positifs vont permettre à l’équipe de mieux asseoir son jeu, notamment ces moments où elle n’est pas dominatrice.

Ribéry a été le joueur le plus constant sur le plan offensif, celui qui a eu la plus grosse débauche d’énergie sur le plan physique. Et ça ne trompe pas : quand la performance est là, les gens adhèrent. L’avenir ? Si la Géorgie peut ne perdre qu’1-0 à la dernière minute contre l’Espagne, pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire quelque chose ? On peut aller là-bas sans pression. La France aime être dans cette position-là. On a du talent, du physique et le répondant pour les contrer. Si la France est efficace dans le jeu en contre, elle pourra faire mal aux Espagnols.

 
Le Blog d'Arsène Wenger
Arsène Wenger

Son travail à Arsenal, depuis 1996, a fait de lui l’un des managers les plus respectés et les plus recherchés du monde du football. Champion de France avec Monaco en 1988, trois fois finaliste d’une Coupe d’Europe, deux fois titré au Japon lors de son expérience à Nagoya, Arsène Wenger possède une connaissance encyclopédique du jeu et un sens du management qui a fait de lui le révélateur de très grands talents.