Les arbitres n'ont pas été au niveau

Les arbitres n'ont pas été au niveau
le 11/04/2012 à 18:17

"Sur l'ensemble, les quarts de finale de la Ligue des Champions étaient assez décevants. Le match phare était naturellement Barça-Milan. Mais même ce match-là n'a pas répondu aux attentes. J'ai trouvé que le Barça souffrait un peu physiquement. Même Milan n'était pas aussi saignant sur le plan physique qu'il ne l'était il y a un mois. Et sur l'ensemble, le match n'a pas répondu totalement aux attentes même si le Barça, naturellement, reste très confortable dans sa qualité technique. Mais ils ont un peu moins de jus. Un peu moins de spontanéité dans leur jeu.

Il y a toujours une prime à l'expérience. Il y a une continuité dans les résultats. Mais en général, on peut se rendre compte qu'en mars, les équipes sont un peu poussives. Et on se demande finalement, si les clubs allemands à ce niveau-là ne sont pas un peu avantagés car ils ont une trêve hivernale un peu plus longue que les autres. Quand arrive le mois de mars, ils retrouvent un second souffle que n'ont pas forcément les autres équipes.

Les arbitres n'ont pas été au niveau. Il faut bien le reconnaître. Ce que l'on regrette aujourd'hui quand on voit l'arbitrage, c'est que les joueurs qui font de l'antijeu ne sont pas punis par des cartons jaunes mais dès qu'ils adressent la parole à l'arbitre, ils reçoivent un jaune. Le joueur de Benfica expulsé (ndlr : Maximiliano Pereira) face à Chelsea sur un deuxième carton jaune, on oublie que le premier qu'il a reçu l'a été sur une demande d'explication à l'arbitre qui ne semblait pas véhémente. Du coup, les arbitres sont un peu exposés comme des intouchables auxquels on ne peut plus rien dire du tout. Et à côté, l'antijeu caractérisé sur le terrain paraît secondaire à la façon dont on traite l'arbitre. Ça me paraît un peu exagéré quand on voit l'incidence que cela a sur les matches, c'est vraiment incroyable"

 

 
Le Blog d'Arsène Wenger
Arsène Wenger

Son travail à Arsenal, depuis 1996, a fait de lui l’un des managers les plus respectés et les plus recherchés du monde du football. Champion de France avec Monaco en 1988, trois fois finaliste d’une Coupe d’Europe, deux fois titré au Japon lors de son expérience à Nagoya, Arsène Wenger possède une connaissance encyclopédique du jeu et un sens du management qui a fait de lui le révélateur de très grands talents.