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Euro 2017 indoor - France, Grande-Bretagne, Pologne : la succession de la Russie est ouverte

France, Grande-Bretagne, Pologne : la succession de la Russie est ouverte
Par AFP

EURO 2017 INDOOR - Intouchable lors de l'édition 2015, la Russie, suspendue par l'IAAF, ne sera pas présente cette année. Une aubaine pour l'équipe de France. Et d'autres nations.

L'absence de la Russie, toujours suspendue par la Fédération internationale après les révélations du rapport McLaren sur le dopage dans le pays, rend très ouverts les Championnats d'Europe en salle, qui s'ouvrent vendredi à Belgrade. Superpuissance de la discipline sur le plan continental et en tête des nations lors de l'édition de 2015 (8 médailles dont 6 en or), la Russie devrait laisser cette fois une énorme brèche dans laquelle Français, Britanniques ou Polonais sont prêts à s'engouffrer, au cours d'une compétition où manqueront comme d'habitude plusieurs stars à cinq mois du véritable sommet de la saison, les Mondiaux de Londres du 4 au 13 août.

L'IAAF a certes ouvert la voie à la participation des athlètes russes pouvant prouver que leur parcours et leur méthode d'entraînement n'avaient pas été entachés par le système de dopage institutionnalisé mis en place dans le pays, et vient d'accorder son feu vert à trois d'entre eux (la perchiste Anzhelika Sidorova, la sprinteuse Kristina Sivkova, le lanceur de marteau Aleksei Sokirskii). Mais aucun n'a fait le déplacement et la sauteuse en longueur Darya Klishina, qui s'entraîne en dehors de Russie, sera comme aux JO de Rio sa seule représentante.

Sans les Russes, la France, 2e au tableau des médailles il y a deux ans, fourbit ses armes. Kevin Mayer, propulsé chef de file des Bleus après une cascade de défection (Lavillenie, Mekhissi, Lemaitre, Bascou), a désormais un rang de N.1 mondial à défendre après la retraite surprise du double champion olympique américain Ashton Eaton et ne pourra pas se cacher à l'heptathlon.

La perche promet

Tenant du titre du 60 m haies et double vice-champion du monde en salle, Pascal Martinot-Lagarde peut nourrir de réelles ambitions même si la concurrence s'annonce compliquée avec l'Espagnol Orlando Ortega, 2e à Rio, et le Britannique Andrew Pozzi, flashé à 7 sec 43 et au sommet des bilans de la saison.

Il faudra avoir aussi à l'oeil le concours de la perche qui promet, tant côté masculin que féminin. Le forfait du recordman du monde Renaud Lavillenie (6,16 m) pourrait booster le Polonais Piotr Lisek, le seul à avoir franchi 6 m en 2017. La championne olympique grecque Ekaterini Stefanidi, sans rivale à sa mesure en Europe, devrait également faire le spectacle, histoire de marquer les esprits avant le grand rendez-vous londonien du mois d'août.

Muir vise le doublé, Maslak rêve d'un triplé

La Grande-Bretagne sera notamment à surveiller sur le sprint et le demi-fond dames avec Laura Muir, motivée par le doublé 1500 m-3000 m, alors que le pays hôte n'aura d'yeux que pour la sauteuse en longueur Ivana Spanovic.

La Belgique attend elle un nouveau show des trois frères Borlée, en quête d'un doublé sur le relais 4x400 m, et une confirmation au pentathlon avec la reine des Jeux de Rio, Nafissatou Thiam. "Je me sens très bien, a-t-elle déclaré jeudi. Je n'ai fait que deux sorties cet hiver mais elles étaient meilleures que ce que j'espérais c'est pourquoi j'ai décidé de venir à Belgrade."

Mais Pavel Maslak est bien décidé à lui voler la vedette. Le Tchèque vise rien de moins qu'un triplé sur 400 m, une distance sur laquelle personne ne semble pouvoir lui contester son leadership en Europe.

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