Conte balance Montgomery

Conte balance Montgomery
Par AFP

Après Marion Jones, Victor Conte, patron de laboratoire accusé de distribution de produits dopants, a affirmé que Tim Montgomery s'était dopé pour établir le nouveau record du monde du 100 m à 9.78, dans un entretien à la chaîne américaine ABC. Mais Conte

"On dirait un culturiste... Il a un cou à la Mike Tyson. C'est une transformation totale de Tim", a déclaré Conte qui, interrogé sur la légitimité du record de Montgomery, a jeté le discrédit sur les précédents détenteurs du record. "Quand vous parlez de légitimité, je pense que si c'est réalisé dans les mêmes termes que le précédent record, et ceux d'avant et d'avant, alors c'est légitime parce que vous concourrez dans les mêmes conditions...", a-t-il estimé, ajoutant :"sinon, il faudrait effacer tous les records".

Montgomery est accusé de dopage par l'Agence américaine antidopage (USADA) sur la base de preuves accumulées durant l'enquête sur le laboratoire californien Balco. Il doit être entendu en juin prochain par le tribunal arbitral du sport, dont la décision est définitive. Il encourt la suspension à vie.

"Les Jeux Olympiques sont une escroquerie"

"Ce n'est pas tricher si tout le monde le fait", a déclaré Conte qui affirme "que les règles antidopages en place sont tellement faciles à contourner" et que les "jeux Olympiques sont une escroquerie". Avait-il l'impression qu'il y avait un problème moral? "La réponse est non", a répliqué Conte. "Si vous savez que tout le monde le fait et que ce sont là les vraies règles du jeu, alors vous ne trichez pas".

"Avais-je le sentiment de faire quelque chose de différent de ce que les autres athlètes et entraîneurs avaient fait à travers toute l'histoire du sport olympique, la réponse est non", a assuré l'homme qui a lancé sur le marché le "clear", un stéroïde indécelable jusqu'à sa découverte grâce à une seringue transmise à l'Agence antidopage américaine (USADA) par un entraîneur durant la saison 2003.

"Marion Jones a menti"

Il a précisé avoir fourni "de l'EPO, de l'hormone de croissance, de l'insuline et du clear" une forme de THG, ce stéroïde synthétique fabriqué par son laboratoire et dont l'existence a été révélée en octobre 2003 par l'USADA. "Je lui ai montré comment s'en servir et elle s'en est injectée devant moi, dans la jambe, car elle n'aimait pas le faire dans l'estomac. Elle le faisait dans le quadriceps", a-t-il précisé. "Si elle a dit qu'elle n'a pas utilisé de produits dopants, elle a menti" , a affirmé Conte.

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