Qu'est-ce que cela vous fait d'aborder une compétition avec le statut d'hyper favori?
Renaud Lavillenie : J'étais déjà favori l'année dernière (à Berlin, pour les Mondiaux, terminés à la 3e place). Cela n'a rien de particulier et ne change pas ce que j'aurai à faire: passer des barres. Je ne vais pas me mettre une pression sur-dimensionnée. Je ne veux pas passer au travers des qualifications. Je reste sur cet échec (à Doha). Mais le travail après Doha a bien payé. Je n'ai plus qu'à continuer sur cette lancée et rester vigilant.
Comment se motive-t-on pour les qualifications alors qu'on a beaucoup plus à perdre qu'à gagner?
R.L. : On se motive en se disant que si on ne passe pas, on ne sera jamais champion d'Europe. Même si la barre (des qualifications) paraît dérisoire par rapport aux performances qu'on peut faire... Mais j'aurai du plaisir à sauter même s'il ne faut faire que 5,65 m. Et Doha restera derrière moi. J'ai réussi à bien apprendre de mes échecs.
Vos compatriotes, Romain Mesnil et Damiel Dossevi, disent que vous êtes au-dessus. Est-ce qu'il y a Lavillenie et les autres?
R.L. : Sur un concours, je ne suis pas tout seul à sauter. Je ne suis pas à l'abri de me faire battre. Ils essaient peut-être de rejeter toute la pression sur moi. Chacun a sa stratégie d'approche. C'est quelque chose qui se respecte. Il peut y avoir une blessure et il y a les erreurs que j'ai faites l'année dernière et les erreurs aux Championnats du monde à Doha.
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2 Français sur le podium : plus que probable!Le 29/07/2010 à 11:54