Alors que certains journalistes commençaient à se lever, Usain Bolt a pris le micro une dernière fois, leur demandant implicitement de se rasseoir : "Attendez, j'ai une chose à ajouter : Je suis une légende vivante, j'insiste bien. Si je ne vois pas ça dans les journaux ou à la télé demain, cette conférence de presse sera la dernière interview que je vous ai donnée : Suivez Usain Bolt sur Twitter ou aller sur usainbolt.com". Juste après avoir décroché un deuxième sacre olympique de rang sur 200m, Bolt a de nouveau fait le show devant les médias. Il a également réglé quelques comptes (Bolt: "Aucun respect pour Carl Lewis" et en a profité pour répéter à qui voulait l'entendre la nature de son nouveau statut.
"Pas mal de gens ont douté de moi cette année. C'est pour ça que j'ai fait ce geste après la ligne (l'index sur les lèvres, NDLR). C'était pour tous ceux qui ne croyaient pas en moi : "Arrêtez de parler, je suis une légende vivante, le plus grand athlète en activité", a répliqué le Caribéen. Devancé à deux reprises par Yohan Blake lors des sélections jamaïcaines, Bolt a avoué que ces deux défaites l'avaient aidé à se motiver pour les JO. Puis il est revenu sur sa course : "C'était une belle finale. Je me devais de courir vite dans le virage car je sais que Yohan vire très fort. Je l'ai senti derrière moi, c'est pour ça que j'ai gardé un oeil sur lui dans la ligne droite." Reconnaissant ne pas être à 100% de ses capacités, cette semaine à Londres, Bolt s'est félicité d'avoir un adversaire aussi fort que "The Beast". "Vous avez vu comme il court vite ? Je vais devoir me lever de bonne heure ces prochaines années pour le battre".
"Yohan ne se dope pas"
Maintenant, que l'objectif est atteint, que cette fameuse "étape" est derrière lui, Bolt se retrouve dans l'obligation de se mettre en quête d'autres priorités : "Mon challenge était de devenir une légende, c'est fait. Je vais devoir trouver autre chose". Un journaliste a eu l'impétuosité de lui demander si le relais 4x100m de dimanche serait sa dernière grande course. Le Jamaïcain a tenu à rassurer ses fans... et ses sponsors : "Je ne pense pas me retirer, même si je n'arrive pas à me projeter jusqu'à Rio pour l'instant." Bolt a également dû certifier que l'équipe caribéenne tournait à l'eau fraiche : "Sans aucun doute. On s'entraîne dur. On essaie de montrer au monde que nous courons proprement. Yohan ne se dope pas. Il n'aime pas ça". Laconique, et sans la moindre précision évidemment la suspension de trois mois de son compatriote en 2009 pour un contrôle positif à un produit stimulant.
Suppliant la presse d'arrêter de lui parler de 400m, Bolt a ensuite évoqué une possible reconversion dans le football ou... le cricket, un sport qu'il adore. Enfin, il lui a été demandé s'il se considérait l'égal de Mohamed Ali ou de Michael Jordan. Le quintuple champion olympique a alors joué les modestes : "Je ne peux pas le dire. J'essaie juste d'être le meilleur dans mon sport, comme eux l'étaient. Je laisse les gens décider du reste. Avant que le naturel ne revienne au galop. "Je sais juste que je suis une légende."
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AFP





















