Deux Français figureront parmi les quatorze finalistes de la perche, vendredi (à suivre à partir de 20h sur l'antenne d'Eurosport France ou sur le player Eurosport). Renaud Lavillenie et Romain Mesnil sont sortis sans fracas de la qualification olympique. Le premier a effacé 5,65m dès son premier essai, tandis que le second n'a eu besoin que d'une barre à 5,60m, franchie à sa seconde tentative, pour obtenir lui-aussi le droit de participer à la fête.
Comme souvent, il a fallu se montrer patient avant de décrocher le précieux sésame. Lavillenie, qui a débuté son concours à 5,60m (un échec), n'aura sauté que trois fois en trois heures. "L'objectif était d'avoir son billet pour la finale. C'est chose faite. Après, c'est vrai que c'est long, mais ça, on le sait. Généralement, c'est toujours comme ça les qualifications. On avait pris quelques repères grâce aux filles qui sont passées avant nous. Et ça avait aussi duré trois heures pour elles", a commenté le champion du monde en salle 2012. "Mais je vais bien, je suis très confiant, a-t-il rajouté. Mais je sais aussi qu'en finale, tout sera remis à zéro. On fera le bilan le soir quand elle sera passée".
"Prêt à aller plus haut que les autres"
Parmi les favoris, outre la qualification du tenant du titre, l'Australien Steve Hooker, on notera surtout que les deux hommes qui avaient dominé le Français lors des derniers Mondiaux à Daegu sont restés à quai. En difficulté cette saison, le Polonais Pawel Wojciechowski n'a pas passé la moindre barre (trois ratés à 5,35m) tandis que le Cubain Lazaro Borges a été le premier éliminé (5,50m au 2e essai). "Hormis ces deux-là, tous les autres sont présents. Ça en fait juste deux de moins parmi une dizaine, ce n'est pas grand-chose", a estimé le sauteur de Clermont, toujours autant sur ses gardes.
Prétendant logique à la médaille d'or, Lavillenie ne fait pas une fixette sur le titre : "Les journalistes me disent que pour moi, c'est l'or ou rien, a-t-il répliqué, visiblement agacé. Mais ça, c'est pour eux. Moi, je suis là pour prendre ma première médaille olympique. Mais c'est sûr que personne ne s'entraîne pour finir deuxième". Si son entraîneur, Damien Inocencio, estime qu'il est capable d'aller chercher les six mètres s'il le faut, Lavillenie se dit juste "prêt à aller plus haut que les autres". On verra vendredi si sa parole est d'or...
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AFP





















