Visiblement impatient d'en découdre, Christophe Lemaitre avait mimé un départ samedi, à la gare du Nord, avant de monter dans l'Eurostar. Un départ en ligne, celui du 100m, épreuve qu'il n'a pas disputée à Londres et dont il a regardé les séries à la télévision en France. Arrivé quelques heures plus tard, il s'est empressé de rejoindre ses appartements. Ce dimanche, il a convié la presse pour une première rencontre dans la zone internationale du village.
"Je suis bien arrivé. Pour le moment, tout se passe bien". Pour l'instant, l'Aixois prend ses repères, petit à petit, avant le début des séries mardi (12h50). Après avoir "quasiment suivi toutes les épreuves à la télé". "C'est vrai que le village olympique est grand, c'est impressionnant. J'ai eu peur de me perdre, mais je me suis bien imprégné de l'ambiance", a-t-il expliqué. N'éprouvant pas le moindre regret d'avoir déclaré forfait pour le 100 mètres, Lemaitre a annoncé qu'il ne se rendrait pas au stade pour voir la finale, mais qu'il "verrait la course dans sa chambre".
Florent Manaudou ? "C'est ça que je veux faire"
De quoi lui donner des fourmis dans les jambes ? Visiblement. Le Français a, en tout cas, tenu à remercier ses compatriotes de lui avoir mis l'eau à la bouche : "Quand je les voyais gagner des médailles, ça m'a donné envie de faire la même chose." Comme la veille avec Yannick Agnel, Lemaitre a eu un petit mot pour Florent Manaudou, sacré sur 50 mètres: "C'est celui qui m'a donné le plus de frissons. Il gagne devant tous les favoris, c'est ça que je veux faire. Il y a des gens qui se transcendent en compétition. Si j'arrive à faire une médaille, j'aurais réussi mes championnats". L'hypothèse est encore valable. Elle devra être validée, jeudi, lors de la finale du 200m. Aux alentours de 21h55 et une vingtaine de secondes.



DPPI





















