Panoramic

Procès Pistorius - Reeva Steenkamp à Pistorius : "Parfois, j'ai peur de toi"

Reeva Steenkamp à Pistorius : "Parfois, j'ai peur de toi"
Par AFP

Le 24/03/2014 à 16:52Mis à jour Le 24/03/2014 à 19:40

A la reprise du procès, des textos de Reeva Steenkamp adressés à Oscar Pistorius ont été lus. Ils trahissent "une relation déséquilibrée".

Le 27 janvier 2013, Reeva Steenkamp assistait aux fiançailles d'un de ses meilleurs amis. Par messagerie instantanée sur son téléphone portable, décrypté lundi à l'audience par un expert de la police sud-africaine, elle s'est plaint en ces termes : "Depuis que tu es rentré du Cap, tu m'agresses constamment et je comprends que tu sois malade, mais c'est méchant. (...) Je ne flirtais avec personne aujourd'hui. Ca me rend malade que tu aies suggéré ça et que tu aies fait une scène à table qui nous a fait partir plus tôt."

Oscar Pistorius Barry Roux

Oscar Pistorius Barry Roux AFP

" Parfois, j'ai peur de toi"

Elle exprimait sa "déception", et se plaignait d'une "relation déséquilibrée" où il a le droit d'être "en colère" ou "distant", mais pas elle. Et d'ajouter : "Parfois j'ai peur de toi, comment tu me parles et comment tu réagis. (...) Tu me rends heureuse 90% du temps et on est super ensemble mais je ne suis pas une autre de ces pétasses rabat-joie. (...) Pourquoi continuer ? Je me fais agresser et tu te plains que tu n'aimes pas ma voix et mon accent." Ce message contredit la version d'Oscar Pistorius donnée après les faits affirmant que le soir de la Saint-Valentin 2013, quelques heures avant le meurtre, Reeva et lui étaient "très amoureux".

" J'ai entendu une dame crier"

Plut tôt dans la journée, la cour avait entendu le témoignage d'une voisine, Anette Stipp. Elle a dit avoir entendu des coups de feu, puis une femme crier, puis d'autres coups de feu aux premières heures du matin de la Saint Valentin."J'ai entendu trois... ce qui m'a semblé être des coups de feu", a témoigné Mme Stipp. "Et puis, c'était quelques instants après les coups de feu, j'ai entendu une dame crier. Des cris de terreur, de terreur". Son témoignage, qui concorde avec de précédentes déclarations, vient contredire la version de l'accusé. La défense a fait valoir que les coups de feu qui ont tué Reeva Steenkamp ont été trop rapprochés pour qu'elle puisse crier et alerter son ami.

0
0