AYMERIC JEANNEAU, on sent vraiment que ce succès en Coupe de France a un goût particulier pour vous...
A.J. : C'est sûr. On a fait un superbe début de saison. Après, on a une passe un peu plus difficile. L'équipe s'est cherchée un petit peu. Mais on a su revenir sur le devant de la scène grâce à notre travail. Et là, on concrétise tout le boulot effectué après ce passage difficile avec un trophée. On n'a pas galéré pour rien. Le groupe a besoin de gagner, de vivre des choses importantes. Et surtout juste avant les playoffs. On arrive au mieux en termes de confiance.
Est-ce un sentiment particulier de gagner contre Cholet, votre club formateur ?
A.J. : Franchement, je ne sais pas. Si j'avais perdu, j'aurais pu être content que ce soit Cholet. Mais comme il n'était pas question de lâcher ce match... Toutefois, c'est bien que Cholet soit encore là. Ça montre que leur politique est la bonne. Après, je porte désormais le maillot vert et l'important reste de gagner quelque soit l'adversaire.
Avant d'aborder cette finale, aviez-vous la demi-finale perdue à la Semaine des AS contre Cholet en travers de la gorge ?
A.J. : Oui. En même temps, nous avions aussi gagné à Cholet il y a quelques semaines en effectuant un très bon match. Il ne fallait pas tomber dans l'excès de confiance. Mais cette Semaine des AS nous l'avons tellement ratée qu'elle nous restera longtemps en travers de la gorge. Il était donc déterminant d'effacer ce faux-pas. Cholet ne pouvait pas tout gagner cette saison. Nous étions revanchards. On l'avait tous dans la tête. C'est clair.
Est-ce important de briser six années de disette pour l'ASVEL ?
A.J. : C'est sûr. On est fier de l'avoir fait. Pour le club c'était plus qu'important. On nous l'avait dit. On attendait ça depuis des années. Moi aussi, j'étais arrivé ici pour ramener des trophées. Mais sur ces dernières saisons, le club s'est reconstruit. Il était reparti sur de nouvelles bases. Il fallait du temps pour redevenir l'équipe digne de notre palmarès. Et voilà, on concrétise enfin.
Ce premier trophée vous donne-t-il envie de vite retrouver les finales ?
A.J. : Forcément. Cette victoire ouvre forcément l'appétit. J'espère pouvoir dire que cette coupe était le premier trophée... Depuis la fin du match, on n'arrête pas de se dire qu'on a envie de revenir à Bercy pour y gagner encore. Nous avons un premier match de playoffs dès mercredi à la maison qui sera capital pour le premier tour. On va savourer ce soir (ndlr : dimanche). Demain, il faudra passer à autre chose.
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