AFP

Equipe de France : Les 6 raisons pour lesquelles l'Euro 2015 ne doit pas échapper aux Bleus

Les 6 raisons pour lesquelles l'Euro 2015 ne doit pas échapper aux Bleus

Le 15/09/2014 à 13:30

L'équipe de France a décroché la première médaille mondiale de son histoire. De bon augure avant l'Euro 2015, où les Français auront à cœur de garder leur titre. Et on y croit. Voici pourquoi.

Les jeunes ont mûri comme rarement

Difficile de grandir plus vite qu’en vivant des matches couperets. En quelques jours, les jeunes Bleus - la France n'avait que trois joueurs de plus de 28 ans lors de cette Coupe du monde 2014 - ont accumulé une expérience rare et précieuse pour la suite de leur carrière. Privée de certains cadres dont notamment Tony Parker, Nando de Colo ou encore Alexis Ajinça - trois joueurs décisifs de l'Euro 2013 -, la France a dû se réinventer. Et les jeunes ont dû assumer des responsabilités nouvelles pour eux en équipe de France. On pense à Thomas Heurtel, Rudy Gobert, même Joffrey Lauvergne ou encore Evan Fournier. Tous ont su s'améliorer au fil de la compétition. De belles promesses pour l'avenir. S'ils continuent leur évolution, ils seront des atouts de poids pour l'équipe de France, qui s'offrirait une profondeur de banc inattendue.

Un mental enfin solide et un culte de la gagne digne des grandes sélections

Gagner ne fait plus peur aux Bleus. Le temps des déceptions cruelles et des promesses non tenues est révolu. Les Français savent comment faire pour remplir leurs objectifs. Aujourd'hui, l'équipe de France fait partie du gotha mondial même en cas d'absence de sa superstar, Tony Parker. Champions d'Europe en titre, vice-champions d'Europe en 2011, bronzés à la Coupe du monde, les protégés de Vincent Collet ont cultivé un vrai culte de la gagne. Et ils ont du mental comme l'a démontré ce match pour la troisième place, remporté face aux Lituaniens aux lancers – comme un symbole du changement de ce groupe en dix ans -. Ils n'ont d'ailleurs pas peur de le dire : à l'Euro 2015 où la concurrence sera forcément rude comme pour tout Championnat d'Europe qualificatif pour les Jeux Olympiques, ils seront là pour conserver leur titre. Tout simplement.

Antoine Diot, Nicolas Batum et Thomas Heurtel avec leur médaille de bronze

Antoine Diot, Nicolas Batum et Thomas Heurtel avec leur médaille de bronzeAFP

Les lieutenants de Parker sont aussi de vrais leaders

Tony Parker reste bien sûr d'une autre dimension. Un personnage hors du commun dans l'univers du sport tricolore. Et ni Nicolas Batum, ni Boris Diaw ne comptent lui piquer la vedette. Mais les deux habituels lieutenants de TP ont été à la hauteur des attentes durant cette Coupe du monde. S'il termine avec 14.6 points et 3.1 rebonds de moyenne, l'ailier de Portland a surtout pris ses responsabilités dans les matches à enjeu avec ses deux performances offensives d'exception contre la Serbie (35 points) et la Lituanie (27 pts). Si ses statistiques sont moins ronflantes (9,2 pts, 4,6 rbds, 4 pds), Diaw, le capitaine, s'est encore occupé de tout et a été décisif face aux Baltes pour arracher cette médaille de bronze. Tony Parker n'est clairement pas seul dans cette sélection. D’autres peuvent permettre aux Bleus de lutter au plus haut niveau.

Un état d'esprit irréprochable

Tous les étés, les Tricolores sont ravis d'être ensemble, de partager des moments. Il n'y a même jamais de soucis extra-sportifs, comme ce fut le cas parfois dans le passé. Tout se passe à merveille. Les anciens conseillent les jeunes et les leaders n'ont pas peur de dire ce qu'ils pensent et de prendre leurs responsabilités. Cette équipe de France vit bien ensemble et ça se ressent sur le parquet. Cet été encore, les "selfies" du groupe ont ainsi fleuri sur les comptes Twitter des joueurs. Du coup, le public se délecte également de cette joie d'être ensemble communicative… Et devrait le lui rendre l'année prochaine avec une belle fête et un soutien qui pourrait permettre aux Français de se surpasser encore un peu plus.

Vers une équipe au complet avec le retour de Tony Parker and co…

Tout est réuni. L'Euro 2015 se présentait déjà comme un rendez-vous à ne pas manquer pour la génération Parker. Avec un ticket à décrocher pour les Jeux Olympiques – qui sera sûrement la dernière compétition internationale de TP -, cette épreuve a été cochée par nombre de joueurs depuis longtemps. Tony Parker a, ainsi, fait le choix de souffler cet été pour être là lors du suivant. Mais le fait que la France ait récupéré l'organisation d'une partie de la compétition ajoute encore un peu plus de saveur. Sauf blessure bien entendu, Vincent Collet devrait ainsi avoir l'embarras du choix et ne pas voir certains joueurs décliner l'invitation pour se concentrer sur leur carrière NBA. Sur Twitter, beaucoup ont avoué qu'ils en salivaient déjà. Et entre l'expérience de la génération Parker, celle de Batum et les suivantes, la France possède un réservoir riche, qui laisse augurer du meilleur.

… et donc avec Noah

Tous les regards se portent bien sûr sur lui quand on parle des absents. Joakim Noah sera-t-il là en 2015 ? Le doute plane encore. Cependant, le pivot des Bulls n'a jamais fermé la porte pour cette épreuve, son père Yannick pousse pour qu’il revienne et le staff des Bleus fera tout pour, tout comme Tony Parker et les autres leaders du basket français. Pourquoi ? Car il peut donner une autre dimension à cette formation. Certes, la France a réussi à exister sans lui. Alexis Ajinça avait eu un apport inattendu à l'Euro 2013, Joffrey Lauvergne a été un atout cet été. Et Rudy Gobert a montré de belles choses notamment contre l'Espagne des frères Gasol. Mais avec Joakim Noah, ce n'est pas la même histoire. Comme le souligne Vincent Collet, on parle d'un des meilleurs pivots du monde. Et ça fait toute la différence. A l'Euro 2011, sa présence avait été déterminante pour aller chercher cette médaille d’argent dans une compétition très relevée. Or, il a encore progressé depuis. Avec lui, Tony Parker, Nicolas Batum ou encore Boris Diaw et les jeunes qui poussent, la France aurait de sérieux arguments à avancer.

0
0