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JO, retraites, médailles : les questions que pose cette désillusion sur l’avenir des Bleus

JO, retraites, médailles : les questions que pose cette désillusion sur l’avenir des Bleus

Le 19/09/2015 à 09:21

EUROBASKET - L’élimination face à l’Espagne en demi-finale pose quelques questions. Sur la qualification pour les Jeux Olympiques notamment. Mais pas seulement.

Comment se qualifier pour les Jeux ?

Les Français se sont sérieusement compliqué la tâche. En échouant aux portes de la finale de cet Euro 2015, ils ratent les deux tickets directement qualificatifs pour les Jeux Olympiques 2016. Pour espérer voir Rio - le dernier grand objectif de la génération Parker-, ils vont devoir passer par l'un des trois tournois de qualification olympique (TQO) en juillet 2016 où seront attribués les trois dernières places aux JO de Rio.

Un vrai casse-tête en perspective pour l’équipe de France : “Le plus handicapant, c’est de ne pas se qualifier directement pour les Jeux“, concède Vincent Collet. “C’est loin d’être fait. Il y aura trois tournois et chacun des tournois ne va qualifier qu’une seule équipe. Or, des grosses équipes vont vouloir l’organiser (Turquie, Allemagne, Italie). La concurrence sera rude“. Autre souci majeur : la date. Ces tournois vont commencer le 5 juillet, soit en pleine période de renégociation de contrats pour les joueurs NBA. “C’est très tôt. C’est très préjudiciable“, regrette Collet.

Vincent Collet (France) - Euro 2015

Vincent Collet (France) - Euro 2015Panoramic

Des cadres vont-ils arrêter ?

Normalement, non. L’objectif numéro 1 reste les Jeux Olympiques 2016, où Tony Parker and co rêvent de décrocher une médaille. Interrogé sur l’éventualité de prendre sa retraite internationale vendredi soir par un journaliste étranger, Boris Diaw a balayé cette hypothèse d’un revers de main. “Ca ne m’a même pas traverse l’esprit“, a lancé le capitaine des Bleus. Et ce vendredi matin, Tony Parker a parlé de son envie de prendre exemple sur Pau Gasol pour rebondir l’année prochaine avec les Spurs et… l’équipe de France.

Pourquoi le tournoi n’est pas fini pour les Français ?

Car il reste une médaille à aller chercher. Et ça n’a rien d’anodin. Dimanche à 14h00, les Tricolores ont encore l’occasion de récupérer une breloque face à la Serbie, après l’argent de l’Euro 2011, l’or en 2013 et le bronze du Mondial 2014. “C’est important pour notre public mais pour les joueurs aussi, explique Vincent Collet. On ne peut pas se permettre de ne pas finir le travail. Ce sera la quatrième médaille en cinq ans et cela montrerait notre constance au plus haut niveau. Cette génération le mérite“. “C’est dur mentalement. Mais maintenant, il faut finir“, confirme Batum.

Repenser son coaching et moins faire confiance aux leaders ?

L’adapter, peut-être en tout cas. Jeudi, Tony Parker a joué 37 minutes. Et Boris Diaw 39 minutes. Sans être vraiment décisifs, notamment le premier. Vincent Collet ne s’en cache pas : il a fait confiance à ses anciens qui l’ont rarement déçu par le passé. “Mon regard ne change pas sur mes leaders. Je suis avec eux comme j’ai pu l’être dans les bons moments. C’était le choix de la raison et du respect des grands champions“, explique-t-il. On le comprend. L’été prochain, il pourra peut-être un peu plus ouvrir son banc, comme il l’avait fait avec réussite avant ce match contre l’Espagne. Mais bon, cela reste compliqué de ne pas faire confiance à Tony Parker dans le money time.

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