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Mine de rien, cet Euro le prouve : le passage de témoin a commencé en équipe de France

Mine de rien, cet Euro le prouve : le passage de témoin a commencé en équipe de France

Le 21/09/2015 à 08:42

EUROBASKET - Avec notamment un Tony Parker dans le dur, l’équipe de France a vu d’autres joueurs prendre le relais durant cet Euro. De Nando de Colo à Rudy Gobert, d’autres leaders sont apparus sur le terrain. Un petit tournant dans le paysage bleu.

Pourquoi peut-on parler d’un début de passage de témoin ?

Nando de Colo d’un côté, Rudy Gobert de l’autre. Les deux ont été les Français les plus en vue dans cet Euro. L’un a été le meilleur atout offensif des Bleus par son agressivité et sa capacité à créer. L’autre s’est imposé comme le fer de lance de la défense française. Et pendant ce temps-là, Tony Parker a été dans le dur. Boris Diaw moins en vue. Florent Pietrus moins déterminant. De quoi penser que cette équipe de France a vécu une petite évolution durant cet Euro car on évoque là sûrement des futurs leaders de l’équipe de France avec Nicolas Batum. On ne parle pas encore de révolution attention.

Le match pour la troisième place est peut-être la meilleure preuve de ce tournant. Nando de Colo, Rudy Gobert et Evan Fournier ont volé la vedette aux anciens, qui ne s’en plaignent pas. Quand on parle de passage de témoin, il ne faut d’ailleurs pas oublier Joffrey Lauvergne, qui a aussi montré de belles choses avant dans cet Euro et a été régulièrement utilisé au poste 4 à la place de Florent Pietrus.

Pourquoi cela reste encore l’équipe de Parker, Diaw et Pietrus ?

Il ne faut pas s’emballer non plus et tirer des bilans un peu trop hâtifs. La génération Parker n’a pas encore laissé la place. "C’est toujours l’équipe de Tony, Boris, Flo et Mike", annonce Vincent Collet. Dans le vestiaire notamment, les anciens restent les patrons. Ceux qui prennent la parole. Montrent le chemin à suivre. "Une équipe, ça va plus loin que le terrain. On vit deux mois les uns avec les autres. Ces médailles sont le résultat de cet esprit particulier. De cet esprit de famille. Et c’est grâce à nos leaders qui sont encore là et bien là", rajoute le sélectionneur des Bleus.

Vincent Collet et Tony Parker - France - Euro 2015

Vincent Collet et Tony Parker - France - Euro 2015Panoramic

Moins sous le feu des projecteurs durant cet Euro, Parker and co. gardent aussi un rôle clef sur le parquet. Le cas Nando de Colo l’illustre. Si le Nordiste a eu des positions plus ouvertes, c’est aussi car Parker attire les défenses. Même moins en forme, TP fait toujours peur et focalise l’attention. De son côté, Diaw apporte sa lecture du jeu. Et bien sûr, leur expérience à tous est un plus indéniable. Ce n’est pas anodin.

Pourquoi c’est rassurant pour l’équipe de France ?

Tony Parker et Boris Diaw entre autres ne sont pas éternels. Voilà plus de dix ans que cette génération vient tous les étés en Bleu. Elle a su amener l’équipe de France vers les sommets. A être médaillée sur les trois dernières compétitions internationales. Mais TP, Diaw et Pietrus sont plus proches de la fin que du début. Et ils seront durs à remplacer. Cet Euro prouve cependant que des générations poussent derrière. "Petit à petit, on voit émerger un renouvellement. C’est une bonne nouvelle pour notre basket", se réjouit Collet.

Pour le sélectionneur des Bleus, ce n’est que du positif. "Le niveau de Nando ou de Rudy sur cet Euro, c’est une bonne chose", concède-t-il. Satisfait du comportement de son groupe, de cette osmose entre générations, il ne compte d’ailleurs pas changer son fusil d’épaule pour l’été prochain dans la perspective des Jeux Olympiques. "Pour moi, l’ossature est là. Je sens que tous les joueurs sont déterminés. On a déjà beaucoup de ressources dans le vestiaire. Alors bien sûr, il pourrait y avoir deux ou trois retouches. Mais la base est là". Cela permettra de continuer sereinement ce passage de témoin. De manière progressive. "Après, il faudra rester compétitifs quand Tony, Boris, Flo, Mike vont arrêter. Et là, ce n’est pas gagné", conclue-t-il.

Vincent Collet (à gauche), le sélectionneur de l'équipe de france, avec Tony Parker, lors de l'Eurobasket 2015.

Vincent Collet (à gauche), le sélectionneur de l'équipe de france, avec Tony Parker, lors de l'Eurobasket 2015.AFP

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