AFP

Plus que le bronze, c’est le public que les Bleus vont garder en mémoire

Plus que le bronze, c’est le public que les Bleus vont garder en mémoire

Le 20/09/2015 à 20:33Mis à jour Le 21/09/2015 à 17:01

EUROBASKET – Les Bleus sont satisfaits d’avoir su rebondir pour aller chercher le bronze. Mais cette médaille n’efface pas leur échec en demi-finale de leur Euro. D’ailleurs, ils l’affirment : ils ont été la chercher pour leur public. Leur meilleur souvenir de cet Euro.

Ce n’est pas le métal qu’ils escomptaient. Mais les Bleus ne vont pas faire la fine bouche. Cette médaille de bronze décrochée face à la Serbie, ils l’apprécient quand même. Les anciens surtout. Eux ont connu des heures plus sombres. Alors, ils savent ce que signifie une médaille de bronze dans un championnat d’Europe. "Il faut relativiser. Avant, il n’y avait aucune médaille en équipe de France. Là, on en prend quatre en cinq ans", rappelle d’emblée Tony Paker. "Il ne faut pas oublier d’où on est parti. Avant le bronze, ça valait l’or pour nous. Une médaille, c’est une médaille".

Cette compétition leur laissera bien sûr un goût d’échec dans la bouche pendant longtemps. "On arrive encore à gagner une médaille sur un Euro, malheureusement elle n’est pas en or. C’était notre rêve. On est forcément déçu", reconnait Boris Diaw. Cette demi-finale face à l’Espagne risque de les hanter pendant des mois, des années peut-être. Même s’ils ont su rebondir ce dimanche. Il y a d’ailleurs fort à parier qu’ils garderont plus en mémoire l'ambiance de cet Euro joué à domicile que cette médaille. Pendant deux semaines, ils ont pu compter sur un public venu en nombre les soutenir. Leur témoigner de leur amour. Des souvenirs inoubliables.

" Cette médaille récompense tout le public"

Conscients de ce soutien unique, les Bleus le répètent à l’envi : ils ont été chercher cette médaille pour leur public, plus que pour eux. Tony Parker et Nicolas Batum ont même pris le micro après la remise des médailles pour s’adresser à la salle. Histoire de remercier le public pour son soutien. Pour s’excuser aussi de ne pas avoir été à la hauteur de leur attente. "Ces derniers jours, j’ai eu tellement d’amour de tout le pays, s’explique Parker. Cette médaille est importante car c’est en France. Elle récompense tout le public qui nous a poussés depuis le début de la préparation."

La fin est en effet moins morose avec cette nouvelle breloque. Mais ça n’efface pas ce sentiment d’échec. Comme un symbole et en champions, les Français n’ont ainsi eu qu’une chose en tête à la sortie du parquet : les Jeux Olympiques. Ils ont raté leur qualification en échouant aux portes de la finale et devront passer par un tournoi de qualification. Alors, ils sont déjà focalisés dessus. "Je suis persuadé qu’on va répondre présent l’année prochaine", prévient Nando de Colo. "Avec l’équipe de France, c’est une histoire d’amour et j’espère qu’elle va bien se terminer aux Jeux", enchaîne Parker. Le rendez-vous est pris. La page Euro est déjà tournée.

0
0