C'est le roi des bons mots, des petites phrases bien senties. Arrivé en conférence de presse d'un pas décidé et en ouvrant la porte violemment, Ali Traoré était le client idéal pour évoquer la Grèce, le bourreau habituel de l'équipe de France. Un peu agacé au début suite à "l'affaire" liée au France-Espagne de dimanche et aux réactions de la presse espagnole, le pivot français a vite retrouvé sa bonne humeur habituelle et communicatrice. Et c'est avec le verbe acerbe qu'il s'est lancé dans une description de ce qui attend les Bleus face à la Grèce en quarts de finale. "Je vous préviens, ça va être sale, s'amuse-t-il. Ne vous attendez pas à du beau jeu. A des envolées lyriques. Ça va être dégueulasse. Il faut être prêt à ça."
Experts pour casser le rythme de leurs adversaires et pour maîtriser le tempo d'un match, les Grecs préparent sûrement quelques surprises pour contrecarrer le jeu si séduisant de l'équipe France depuis le début de l'Euro. "Eux leur but, ce sera de nous ralentir. Et nous, on fera tout pour essayer de jouer sur nos forces et courir. Il faudra s'adapter", résume Ali Traoré. Roi des réseaux sociaux où son sens de la formule fait le bonheur de ses suiveurs, l'intérieur français va encore un peu plus loin dans sa vision de ce France-Grèce, qui s'annonce comme une belle bataille : "Ce sera un match avec plein de fautes, des coups et du sang..., prédit l'ancien de l'ASVEL. Il ne faudra pas s'attendre à des alley-oops ou des actions dans ce style car ils vont les couper. Il y aura du vice et il faudra être méchant."
Dans le passé, l'équipe de France a souvent manqué de ce petit vice qui peut être bien utile sur certaines séquences pour stopper des actions. Mais Traoré en est convaincu : les Tricolores, plus matures, ont pris le pli : "On a montré pendant l'Euro que l'on était une équipe assez dure. Peut-être pas vicieux mais durs", résume-t-il. Précieux quand on fait appel à lui depuis le début de l'Euro grâce à ses mains de velours, Traoré piaffe d'impatience de prendre part à cette "guerre", qui se présente. Refusant de parler de vengeance, il souhaite "vivre dans le présent pour faire tourner la roue" et prévient : "le seul esprit que l'on doit avoir, c'est de rentrer pour gagner le match, pour détruire le jeu de l'adversaire." Façon grecque. Jeudi, c'est un Traoré tout aussi tranchant dont la France aura besoin sur le parquet.



DPPI






















@11 On leur donne deja assez de sous comme ca aux Helenes...Le 14/09/2011 à 08:57
@ 3 fauxLe 13/09/2011 à 21:38
Mais c'est clair faudra être vicieux. Ça sera Blue Chip Value comme jeu et c'est peut-être bien là que Jooks pourrait être le facteur decisif...Le 13/09/2011 à 19:21