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La FIBA s'engage dans un bras de fer avec l'Euroleague

La FIBA s'engage dans un bras de fer avec l'Euroleague
Par AFP

Le 21/03/2016 à 18:09

La FIBA a présenté lundi à Paris son projet de "Champions League", censée devenir dès la saison prochaine la deuxième compétition européenne de référence, derrière l'Euroligue, mais sans garantie aucune.

Un conflit oppose depuis six mois la FIBA à l'Euroleague, société privée qui compte maintenir les deux principales coupes continentales existantes, l'Euroligue et sa petite soeur l'Eurocoupe, dont elle est la gestionnaire. Personne n'entend abdiquer au risque de compliquer encore davantage le paysage du basket européen, déjà relégué loin dans l'ombre de la surpuissante NBA.

Vraie et fausse Ligue des champions ?

L'Euroligue, même dans une formule plus resserrée (16 clubs au lieu de 24) restera la compétition de référence la saison prochaine pour la simple et bonne raison que les onze meilleurs clubs du continent, dont le Real Madrid, tenant du titre, le FC Barcelone ou encore le CSKA Moscou - tous actionnaires - y participeront de manière permanente.

La FIBA conteste cette logique de réserver la C1 à quelques clubs, les plus puissants financièrement et sportivement. Faute d'un consensus avec l'Euroleague, elle a présenté à Paris sa propre compétition: la "Champions League", qui se veut "plus ouverte" et basée exclusivement sur les résultats sportifs dans les championnats nationaux.

Elle comptera 32 clubs dans sa phase de poules, avec ensuite des huitièmes, des quarts de finale et un Final Four (Finale à quatre) du 28 au 30 avril 2017 que la France souhaite organiser à Paris. L'enjeu est désormais qu'elle devienne la deuxième compétition de référence, mais rien n'est moins sûr. Car l'Euroleague souhaite attirer dans l'Eurocoupe les 24 autres meilleures équipes continentales derrière les 16 de sa compétition-phare.

Vers des sanctions pour les récalcitrants

Les clubs russes se sont, par exemple, ralliés à l'Euroleague. Mais tout le monde n'est pas du même avis en Europe. L'Allemagne, par exemple, devrait elle se ranger du côté de la FIBA, mais rien n'est encore acté. En Grèce, où les deux clubs phares - Panathinaïkos et Olympiakos - font partie des onze "franchises" de l'Euroligue, d'autres formations, moins prestigieuses, comme l'Aris Salonique, souhaitent jouer la "Champions League".

Pour ceux qui préféreraient disputer l'Eurocoupe, comme les formations italiennes Sassari, Trento et Reggio Emilia, la FIBA pourrait prendre des sanctions allant jusqu'à les exclure de leur championnat national, si elles ne reviennent pas sur leur décision. Le ralliement des clubs français à la FIBA a d'ailleurs été conditionné à la mise en place de "mesures coercitives". Mais rien n'a été précisé lundi à Paris sur ces éventuelles sanctions.

Que répond l'Euroleague?

Elle maintient elle aussi sa position. Dimanche, dans un communiqué, elle a jugé "inacceptable toute forme de pression exercée sur les clubs". Une telle attitude "enfreint la liberté des clubs" selon la société privée, qui rappelle avoir déposé plainte devant la commission européenne en février.

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