Vous êtes restée de longues minutes sur le parquet après la cérémonie des médailles. Vous ne vouliez pas partir ?
C.D. : C'est ça ! Je voulais même piquer un morceau du podium (rires). C'était quelque chose de magique. Après, notre match n'a pas été une réussite, on n'a pas réussi à se lâcher. J'aurais aimé qu'on prenne plus de plaisir. Mais c'est comme ça. Et puis, dette médaille autour du cou, c'est beau, c'est grandiose, c'est historique.
Et à titre individuel, étaient-ce les deux plus belles semaines de votre carrière ?
C.D. : J'ai vécu sur un nuage pendant quinze jours. J'ai souvent pensé à mon grand-père qui est décédé cette année. C'est lui ma bonne étoile et il m'a donné plein d'énergie de là-haut. Il m'a apporté plein de choses. Il m'a fait planer. C'est l'un des meilleurs moments de ma carrière. Pour une fois, je suis assez fière de moi, je l'avoue.
A qui la dédiez-vous cette médaille ?
C.D. : A lui, là-haut déjà. A ma famille et à tous mes amis. A tous les gens qui me soutiennent, qui m'aiment et qui sont dans ma vie. Une médaille, ça se met autour d'un cou, mais ça se partage avec des centaines de personnes.
L'an prochain, le championnat d'Europe a lieu en France. Vous allez être attendues.
C.D. : C'est super de pouvoir disputer un championnat en France. Surtout après avoir fait une médaille d'argent aux Jeux. On a montré de belles choses pendant cette quinzaine, j'espère que les supporters français s'en souviendront dans un an et viendront nous encourager, comme ils l'ont fait à Londres. Ça va être une belle fête pour le basket et pour le basket féminin en particulier. On va tout faire pour être championnes d'Europe. Là, on finit meilleure nation européenne. On aura ce statut à défendre chez nous. Il faudra assumer ce statut de favori.
Et puis ça permettra de continuer de faire la lumière sur vos performances.
C.D. : C'est sûr. Si on veut continuer de faire parler de nous, on doit pérenniser les bons résultats. Et pas simplement des petits résultats. On veut faire de gros trucs. Ce ne sera pas évident mais j'ai confiance. Dans le basket féminin en général, il y a de belles choses qui se passent depuis des années. Ça va continuer. Je l'espère.
Vous avez créé récemment votre compte twitter et vous avez déjà plus de neuf mille followers pour seulement quatre twitts à votre actif. Il va falloir vous y mettre...
C.D. : (Rires) Je n'ai plus le choix là, c'est sûr ! (Emilie Gomis arrive derrière elle et avoue que tout est parti d'elle) C'est vrai que c'est Emilie qui m'a forcée à créer ce compte. C'est mon agent, en fait (rires).





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