Redevenus seigneurs des anneaux à Pékin, les champions en titre sont arrivés à Londres l'esprit encore occupé par un débat générationnel : Qui de la Dream Team 92 ou d'eux avait la meilleure armada ? Le débat n'aura jamais de réponse définitive mais les lointains successeurs des héros de Barcelone ont participé à poursuivre la razzia US en basketball aux Jeux et à définitivement redonner des couleurs à cette équipe après un début de décennie difficile.
En 2003, les jeunes James, Wade et Anthony intègrent la sélection nationale pour redorer le blason des USA après l'humiliation de 2002. Sur leurs terres, à Indianapolis, les Américains avaient fini sixièmes du Championnat du monde désertés par les meilleurs basketteurs du pays. La reconstruction était entamée, mais les jeunes poussent étaient encore trop tendres pour réclamer l'or aux Jeux d'Athènes. Avec l'arrivée du coach universitaire adulé Mike Krzyzewski, tout va changer... pour le meilleur. En six ans, les USA n'auront perdu qu'un seul match en 63 rencontres, pour deux titres olympiques et un Championnat du monde remportés.
Les temps ont changé
A Londres, la densité physique des Américains et leurs qualités athlétiques n'ont laissé aucune chance aux autres équipes et on voit mal cette dynamique changer dans les années à venir. Le Team USA était privé de deux éléments majeurs, Derrick Rose et Dwight Howard, mais le fossé est resté trop grand. James, omniprésent aux deux côtés du terrain (13.2 pts, 5.6 rbds, 5.6 pds), Durant (19,5 pts) et Anthony (16,2 pts), ont régulièrement explosé les défenses adverses par leur adresse longue distance. Les Américains se sont globalement baladés dans ce tournoi au point de réaliser le plus gros carton de l'histoire face au Nigeria (156-73). Et seuls la Lituanie et les Espagnols ont réussi à repousser les Américains dans leurs derniers retranchements.
Même si Kobe Bryant et Coach K ont annoncé leur retraite internationale, on peut s'attendre à ce que les stars maintiennent leur engagement dans le programme. Le niveau du jeu international est en constante progression et les Américains ne peuvent plus se contenter de se présenter pour s'assurer la victoire. C'est bien ça la première différence avec 1992. A l'époque, la Dream Team avait affronté certains joueurs qui étaient plus fans qu'adversaires. Aujourd'hui, les Américains doivent se montrer sous leur meilleur jour pour éviter de se faire peur.



Reuters





















