C'est une victoire qui fait du bien. Face à l'Argentine qui a décroché le bronze à Pékin, les Bleus ont retrouvé leurs esprits. Une victoire convaincante (71-64), la première depuis douze ans aux JO, qui permet aux Bleus de se replacer dans la course à la deuxième place. L'objectif est clair : éviter le quatrième strapontin, synonyme de quart plus que probable face à l'ogre espagnol. Ce succès a lancé et rassuré la bande à Parker (17 pts dont 10 dans les six dernières minutes). Mangés sous les panneaux face au Team USA, les Français ont fait la loi dans la peinture face à Luis Scola et compagnie (44 rebonds à 36). Si Manu Ginobili (26 pts) et le pivot des Rockets (16 ps, 8 rbds) ont brillé, leurs équipiers n'ont pas été à la hauteur. Et le collectif tricolore (cinq Bleus au-dessus de dix points) a enrayé la machine argentine.
Le résultat et le contenu ont d'ores et déjà apporté des réponses rassurantes au sélectionneur Vincent Collet qui avait été déçu et troublé par la pauvre prestation de ses joueurs contre les USA. Cela vaut notamment pour Nicolas Batum qui, remonté après son petit match dimanche, a retrouvé une bonne partie de ses jambes et de son instinct de tueur. L'ailier de Portland a commencé comme d'habitude avec un dunk et a enchaîné sur huit points en neuf minutes, dont deux tirs à trois points, pour permettre aux Bleus de prendre tout de suite le bon wagon. Après avoir atteint la pause avec 10 points et 6 rebonds, il a terminé avec 14 points après avoir vu son temps de jeu limité par les fautes. Mais c'est lui qui a mis un shoot à trois point phénoménal en début du quatrième quart-temps pour montrer aux siens le chemin de la victoire.
Parker en clair-obscur
Retrouver l'ailier de Portland dans ces dispositions est une bonne nouvelle pour la suite du tournoi, lui qui a raté pratiquement toute la préparation et fait état d'un dos douloureux après son match raté en ouverture. Il a été relayé aux ailes par les deux autres snipers, Mickaël Gelabale (13 points) et Nando De Colo (11 points) qui ont également fait du bon boulot en profitant des espaces qui leur étaient interdits face aux USA.
Ces trois joueurs ont longtemps compensé la maladresse de Tony Parker, qui n'a toujours pas trouvé ses marques au tir. Mais la star des Bleus (17 points) a montré qu'il était toujours aussi décisif en marquant six points d'affilée en fin de match pour creuser l'écart et emballer un match serré jusqu'au bout. Au-delà, des individualités, le jeu des Bleus a séduit. Leur défense a limité les champions olympiques 2004, qui avaient passé 102 points aux Lituaniens dimanche, à 38 points de moins, une vraie performance. Jouant des coudes, les Argentins ont ainsi couru derrière le score pendant toute la partie, passant seulement devant d'un point à deux reprises, avant de céder dans le money-time, pris dans la toile d'araignée française.
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AFP





















