La cruelle défaite face à l'Espagne en quart de finale (66-59), mercredi, n'a rien changé rien. L'histoire d'amour entre Tony Parker et l'équipe de France n'est pas prête de s'arrêter. Pas tout de suite. Elle durera encore quatre ans. "Je suis motivé pour repartir sur un cycle de quatre ans. J'ai toujours dit que Rio ce serait ma dernière compétition avec l'équipe de France et j'espère terminer en beauté là-bas", a fait savoir la star des Bleus lors d'une conférence de presse. L'idée d'arrêter ne lui a jamais effleuré l'esprit, pas plus qu'à ses coéquipiers : "L’état d’esprit est trop bien : on parlait déjà tous de l’avenir le lendemain de la défaite. On parlait déjà de l'année prochaine (Euro 2013 en Slovénie). Je continuerai à avoir cette flamme en moi pour gagner un titre avant la fin de ma carrière".
En 2016, Parker aura 34 ans. Le capitaine des Bleus, Boris Diaw, aussi. A leurs côtés, Nicolas Batum atteindra seulement les 27 ans tandis que Joakim Noah, du haut de ses 31 printemps, pourrait leur prêter main forte. Cette équipe de France a donc encore de l'avenir. "Il y a ma génération, mais aussi celle de Nico (Batum), et d’autres joueurs vont arriver", confirme TP. Kevin Seraphin (22 ans), Nando Do Colo (25) ou encore Rodrigue Beaubois (24) arriveront à maturité tandis que le nouveau venu en NBA Evan Fournier (19) frappera à la porte. Passée la frustration, le joueur des Spurs voit même des motifs d'espoir dans la défaite espagnole : "C'est très frustrant parce qu'on était tellement près. En même temps, on se rapproche. Les Espagnols dominent le basket européen depuis six ans. On n’a perdu que contre eux en compétition officielle. On a encore une marge de progression. Je suis persuadé que notre heure viendra. Sur les trois, quatre prochaines années, il y a de belles choses à faire."
"Promis, je ne sortirai pas en boîte avant l'Euro"
Pour Parker, le manque de préparation, dû aux blessures et aux problèmes de contrat, a empêché les Bleus d'aller plus loin. Opéré de l'oeil gauche le 17 juin après avoir été la victime collatérale d'une bagarre en boîte de nuit à New York, TP n'était lui non plus pas dans une forme optimale. "Je n'étais pas à 100% mais je ne me cherche pas d'excuses. Je suis le leader de cette équipe et mes coéquipiers comptent sur moi pour mettre les tirs en fin de match et je ne les ai pas mis. J'assume et je continuerai à travailler dur et je peux vous promettre que je ne sortirai pas en boîte de nuit avant le Championnat d'Europe", a-t-il juré dans un sourire.
Pour poursuivre l'aventure, Parker ne sera pas seul. Outre ses coéquipiers, il compte sur Vincent Collet. "On en a parlé entre nous. On veut tous que Vincent continue, a-t-il assuré. On pense que c’est l’homme de la situation. Et on a envie de continuer l’aventure avec un coach qui a vécu la défaite. Il a la même faim que nous." Une faim qui n'est pas rassasiée malgré trois titres NBA. "Je n’ai même jamais défendu comme ça, a-t-il plaisanté. Popovich (son entraîneur à San Antonio, ndlr) m'a dit que j’avais intérêt à défendre comme ça aux Spurs. Je lui ai dit que je ne défendais comme ça que pour mon pays". L'équipe de France n'a pas fini d'en profiter.



AFP





















