Basketball - Mondial 2006
21/07/2006 - 08:30Foirest, le retour gagnant ?

Absent de l'Euro 2005 sur blessure, Laurent Foirest retrouve la sélection où il devra assumer son rôle de parrain. Avant d'aborder le tournoi de Strasbourg, le Marseillais, qui a effectué une bonne rentrée contre la Suisse, veut réussir son été. Histoire
A 32 ans, Laurent Foirest va avoir un été chargé. Début juin, l'ailier tricolore a passé ses journées dans des bouquins pour décrocher son BE2. Aujourd'hui, il est en stage avec l'équipe de France pour préparer les Championnats du monde 2006, qui se dérouleront au Japon fin août. Pourtant tout n'est pas rose pour le doyen des Bleus aux 141 sélections. Pour la première fois de sa carrière, il commence une préparation avec l'équipe de France sans club.

Après Antibes, Pau-Orhtez, Vitoria, il espérait bien terminer sa carrière à Pau. Il n'en sera rien. "On ne peut pas repartir sur un contrat de deux ans avec lui. Il est intéressé par une durée que l'Elan ne peut pas lui offrir", avait expliqué Pierre Seillant, le directeur exécutif du club. Après trois de champion de France en 1998, 1999 et 2004 et deux trophées de MVP du championnat en 1999 et 2004, Foirest tourne donc la page paloise. A son grand regret ! "Je pensais qu'ils tenaient un plus à moins mais apparemment je me suis trompé", a lancé le Français dans Basket News.
Demandeur d'emploi
Et malgré des contacts avec l'ASVEL, Strasbourg et certains clubs étrangers, Foirest est toujours à la recherche d'une équipe. Mais cette situation de demandeur d'emploi ne l'effraie pas. Loin de là ! En vieux briscard, il connait le monde du basket. "J'ai deux au trois touches en France. Et en Espagne mais il faut attendre encore un peu", estime-t-il. Pour le moment, une chose est sûre. La tunique qu'il va porter les deux prochains mois sera bleue. Le bleu de l'équipe de France pour sa probable dernière campagne internationale.

Avant de penser à son transfert, le Marseillais a de quoi s'occuper l'esprit. A 32 ans, il doit encore faire ses preuves pour gagner sa place en Bleu. Surtout que la concurrence à l'aile est rude. Les Gelebale, Pietrus, Diarra ou encore Morandais sont de sérieux rivaux. "Pour avancer, il faut de la concurrence sinon, on se relâche et on attend le jour J pour se mettre à jouer. C'est bien ça repoussera les limites", positive Foirest. Il sait toutefois qu'il a des arguments à faire valoir. Claude Bergeaud compte sur lui pour son expérience et son rôle de leader. Un profil qui manque cruellement à la France depuis le départ d'Antoine Rigaudeau.
"Il faut jouer sa chance à fond"
Pourtant, Lolo n'est pas au meilleur de sa forme. Il revient même de loin. Les cadences infernales de Dusko Ivanovic lors de son passage à Vitoria ont laissé des traces. Et le gaucher a dû se faire opérer des genoux pour résorber une tendinite rotulienne. Une blessure qui l'a privé de plus de la moitié des matches de la saison. Malgré un retour sur les parquets fin janvier, il court toujours après son niveau passé (6.9 pts de moyenne en 18 minutes). Aujourd'hui s'il n'a pas encore levé tous les doutes, Foirest a rassuré contre la Suisse. Pour sa première apparition en Bleu depuis les qualifications à l'Euro 2004. Dans le cinq majeur, il a livré un match plein. Grâce à sa lecture du jeu et son expérience, il a même terminé meilleur rebondeur de l'équipe (11 pts et 8 rebonds en 20 minutes)."C'est une sélection, il faut jouer sa chance à fond", explique-t-il.

Arrivé dans les années 90 en équipe de France, le médaillé d'argent au Jeux olympique 2000 vient de montrer qu'il avait encore de beaux restes. En défense comme en attaque mais également hors des terrains, sa présence pourrait s'avérer déterminante. Il se tient prêt pour assumer son rôle de parrain de la génération Parker. Il veut les guider vers les sommets pour tourner la page internationale. Mais prépare aussi sa revanche. "On va reprendre crescendo avec l'équipe de France pour être au top au moment voulu. Ça me ferait plaisir de montrer aux gens qui ne m'ont pas fait confiance qu'ils se sont trompés", annonce-t-il. La vengeance est un plat qui se mange froid...














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