"J'ai fait tout ce qui était possible pour revenir et terminer ma carrière comme je le souhaitais. Mais ma blessure ne me l'a pas permis". C'est la mort dans l'âme qu'Allan Houston a annoncé sa retraite lors d'un entraînement des Knicks lundi. Deux fois sélectionné pour le All-Star Game, membre de l'équipe olympique américaine médaillée d'or aux J.O d'Athènes, Houston rêvait d'une sortie plus digne de son talent. A la Robinson, à la Miller ou à la Malone pour ne citer que les dernières gloires récemment retraitées.
L'instinct du tueur
En douze ans à écumer les parquets, plus souvent à la périphérie de la raquette que sous les panneaux, Allan Houston aura surtout marqué les esprits par ses qualités de shooteur. Et de joueur décisif dans les dernières secondes (c'est lui qui envoya New York en finale après un ultime tir victorieux face à Miami). Avec 1305 paniers à trois points inscrits, l'ex-Piston est le 9e joueur NBA de ce classement. Et la feuille de stats de l'ensemble de sa carrière est également éloquente, 17,3 pts et 40,2 % de réussite à 3 points, même si ces deux dernières saisons ont fait singulièrement baisser la moyenne. Et pour cause.
Houston, on a un problème...
Victime de douleurs récurrentes au genou, Houston n'a disputé que 20 matches l'année dernière. Un investissement peu rentable pour les Knicks pour qui il avait signé un contrat de six ans et cent millions de dollars. Et il lui reste encore deux saisons à honorer... Sportivement, son retrait est également un coup dur pour New York, qui rêvait d'un trio offensif Houston-Marbury-Crawford. "La meilleure ligne arrière de toute la NBA", soupire Isiah Thomas, le président des Knicks. Un seul être vous manque...
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