En posant ses valises à New York, il y a deux semaines, Carmelo Anthony a participé à un rééquilibrage des forces en NBA. Après Carlos Boozer (Chicago), Deron Williams (New Jersey) ou son nouveau coéquipier Amare Stoudemire, il fait partie de ces stars qui ont rejoint la Conférence Est cette saison. Mais Melo, décisif mercredi face à Memphis (110-108), a surtout changé le visage de la franchise de Big Apple. Alan Hahn, qui vit au coeur des Knicks depuis 2006 pour Newsday, nous décrypte comment. "On peut considérer que Carmelo Anthony n'est pas un des cinq meilleurs joueurs mais il fait partie du top 10 et c'est l'un des meilleurs scoreurs de la NBA (24.8 points de moyenne en carrière depuis ses débuts en 2003, ndlr). Les Knicks essaient de construire une équipe capable de lutter pour le titre et vous avez besoin de stars pour gagner dans cette ligue. Avec Amare Stoudemire, les Knicks possèdent désormais un duo d'attaque prolifique", affirme-t-il.
Pourtant, pour s'attacher les services de Melo, les Knicks n'ont pas hésité à démanteler une équipe qui tournait plutôt bien. Exit donc Danilo Gallinari, 6e choix de la draft 2008, Raymond Felton, Wilson Chandler, Timofey Mozgov ou encore Anthony Randolph, priés de plier bagages dans un deal avec Denver et Minnesota. "Les Knicks n'ont pas trop payé", assure toutefois Alan Hahn. "Qu'ont-ils réellement cédé ?, interroge cet habitué du Madison Square Garden. Chandler allait être free agent. Gallinari a du talent mais il faut bien donner pour avoir quelque chose en retour. A mon avis, Felton-Billups est un échange équitable. Mozgov est aussi une grosse perte mais, encore une fois, il fallait bien faire le deal. Les Knicks ont laissé partir beaucoup de bons joueurs mais, au final, ils ont récupéré l'une des plus grandes stars de la NBA".
"Les Knicks n'ont pas trop payé"
Engagés dans une partie de poker menteur avec New Jersey qui a duré des mois, les New Yorkais n'avaient de toute façon pas vraiment le choix. Soit ils cédaient, soit ils perdaient Melo. Ce dernier, free agent l'été prochain, n'avait aucune intention de s'éterniser chez les Nuggets. "Comme Donnie Walsh l'a expliqué, les Knicks savaient que Carmelo n'attendrait pas d'être free agent cet été car il était préoccupé par l'arrivée du nouvel accord salarial (le collective bargaining agreement, ndlr) et le système restrictif qui devrait être mis en place. Il risquait de perdre plusieurs millions de dollars, analyse encore Alan Hahn. Donc, si les Knicks s'étaient retirés des discussions, plusieurs sources m'ont confirmé qu'il aurait rejoint les Nets. Et les Knicks ne voulaient absolument pas prendre ce risque !"
Avec Anthony, les Knicks sont-ils taillés pour le titre ? "En tout cas, ils en sont plus proches qu'avant, avance avec prudence Alan Hahn. Je pense qu'il leur manque encore un maillon. Un meneur star, à mon avis. Mais ils sont assurément taillés pour les playoffs désormais". Ce meneur, ils l'ont peut-être récupéré en la personne de Chauncey Billups, arrivé de Denver dans les valises de Carmelo. Avant de se blesser, "Mr. Big Shot" s'était déjà parfaitement intégré au système de Mike D'Antoni (23.3 points, 4.8 rebonds, 6 passes décisives en 4 matches). "Billups peut être ce joueur mais il faudra voir s'il tient le rythme la saison prochaine avant de savoir s'il vaut le coup d'être prolongé alors qu'il aura 36 ans en 2012, prévient Alan Hahn. Si c'est le cas, cela permettra alors de combler un autre secteur de jeu grâce à la masse salariale qui sera disponible au lieu de tout dépenser pour un seul joueur".
Chris Paul en 2012 ?
Car, en attirant Carmelo Anthony, les Knicks travaillent sur le long terme. "Anthony est la deuxième pièce du puzzle (après Stoudemire, ndlr). Dans cette nouvelle ère où les équipes sont bâties autour d'un trio de stars (un "Big Three"), une autre star est encore nécessaire. Je crois qu'ils chercheront à attirer Chris Paul lors de l'été 2012 pour compléter le tableau". Tel est l'objectif de la franchise, qui a été surprise comme tout le monde de voir son autre cible, Deron Williams, rejoindre les Nets, le rival voisin. "Ça va relancer la rivalité car les deux équipes seront compétitives au même moment, ce qui n'est pas arrivé souvent. C'est une bonne nouvelle pour le basket à New York", se réjouirait presque Hahn.
L'autre point faible des Knicks se situe dans la raquette. L'effort pourrait donc aussi porter sur "un intérieur capable de défendre". Ronny Turiaf incapable d'éviter les blessures, il sera difficile de rivaliser avec la taille de Boston, Chicago ou même Miami. "La défense sera l'un des défis des Knicks. C'est le secteur qui inquiète le plus D'Antoni", sait Alan Hahn. Au coach de trouver la bonne formule. "Il n'était pas vraiment ravi à l'idée de céder autant de joueurs mais il est excité à l'idée d'ajouter une nouvelle super star et un scoreur à son effectif. Il m'a parlé avec frénésie des nombreuses options dont il dispose aujourd'hui", nous a confié Alan Hahn. Depuis l'arrivée de Carmelo, les Knicks affichent 6 victoires contre 4 défaites... Il faudra donc attendre encore un peu pour savoir s'il faudra le ranger aux côtés des Earl Monroe, Latrell Sprewell ou encore Derek Harper au rang des recrues stars à avoir redoré le blason des Knicks.
ALAN HAHN
Journaliste à Newsday depuis 15 ans, Alan Hahn a d'abord suivi les New York Islanders en NHL avant de couvrir l'actualité des New York Knicks à partir de 2006. Ce natif de Long Island est notamment l'auteur de "The Knicks Fix", primé meilleur blog dédié à la franchise de Big Apple. Suivez le sur Tweeter :
@alanhahn



AFP






















RIGAUDEAU ! tactiquement a son apogée de bologne il est largement au dessus tt les meneurs de nbaLe 11/03/2011 à 21:22
moi je dis allez antibes et vive l'euroligueLe 11/03/2011 à 21:13
et si chris paul n'y allé pas, et si les knicks se contenté de bis (qui tient plus que la route)
et si les knicks n'avaient juste besoin que d'un pivot qui serait bradé avant la fin de son contrat comme cela a été fait, un pivot comme howard
imaginons un roster
billups
fields
melo
stoudemire
howard
moi je pense que howard apporterait plus le titre que paulLe 11/03/2011 à 18:21
Concernant N-Y, la seule question pour moi est : Jusqu'à quand Billups tiendra t'il ?? Car dans l'optique du long terme, pas sur qu'il sera encore la dans 6 ans.
Aussi N-Y sans un bon intérieur ne peut rien ésperer. Perplexe pour l'instant.Le 11/03/2011 à 17:50
L'Ouest surclasse largement l'Est. C'est pas parce que à l'Est tu as quatres equipes (Miami, Orlando, Chicago et Boston) qui tiennent la route que l'Ouest est aux oubliettes.
San Antonio est l'équipe la plus forte et celle qui pratique le meilleur basket. LA Lakers, ils se preparent pour les playoffs...Le 11/03/2011 à 17:47
Je suis totalement d'accord avec toi.
Premierement, il oublie des joueurs tels que Durant capable d'être MVP. Mais il a dû oublier que le basket est un sport collectif et ça se ressent sur les résultats... Avoir pleins de stars ne veut rien dire, et heureusement.Le 11/03/2011 à 17:01
Dans ta liste à l'Ouest tu ne cites aucun joueur des spurs qui sont pourtant 1er de la conférence et de loin, comme quoi...
Et puis à l'ouest tu en oublies ! Durant, Duncan, love et j'en passeLe 11/03/2011 à 16:58
T'oublies Durant, Westbrook, Duncan, Ginobili, Aldridge, Nash...
Mais on ne résonne pas comme ça. Regarde les équipes et les bilans des deux conférences. Ça fait 10 ans que l'Ouest surpasse l'Est. Et si tu regardes les bilans, Houston (11ème à l'Ouest) est à 50% de victoires! Un ratio qui permettrait d'être facilement playofable à l'Est quand on voit qu'Indiana est 8ème avec 42%!Le 11/03/2011 à 16:51
A l'Ouest il y a C.Paul, Gasol, Fisher, Kobe, Nowitzki, Griffin.
Et à l'Est il y a Rose, Bozzer, Allen, Garnett, O'neal, Pierce, Rondo, Stoud, Anthony, Billups, Howard, Bosh, James, Wade !!!
Sinon bon et bel article.Le 11/03/2011 à 16:27