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NBA - Sacramento Kings : Libérez DeMarcus Cousins !

Libérez DeMarcus Cousins !

Le 16/03/2016 à 13:01

NBA - DeMarcus Cousins n'est pas un saint. Il n'est pas parfait. Mais c'est un pivot exceptionnel qui mérite mieux que sa situation actuelle dans une franchise de Sacramento qui navigue à vue.

Les Kings ne vont nulle part. C’est aussi simple que ça. Et avec chaque jour qui passe, cette franchise gâche le talent d’un des joueurs les plus incroyables de sa génération. DeMarcus Cousins (27,3 pts, 11,4 rbds) est le pivot le plus doué de la ligue. Marquer de près, tirer de loin, dribbler, défendre… Il peut tout faire. Comme les mots ne suffisent pas pour illustrer son immense talent, voici des images qui parlent :

Les Kings sont perdus

Ils sont nombreux à avoir la nostalgie du début des années 2000. À l’époque, Sacramento propose peut-être le plus beau basket de la NBA. En 2002, le groupe mené par Chris Webber, Peja Stojakovic, Vlade Divac et Mike Bibby passe à un match des Finals. L’équipe n’ira jamais plus loin, mais le souvenir est indélébile.

Malheureusement pour les supporters de la franchise, les choses ne risquent pas d’aller mieux dans un futur proche. Le problème est le même que chez les Knicks : le propriétaire est hors de contrôle. Vivek Ranadivé a racheté la franchise il y a trois ans (en 2013) et il a lancé la construction d’une nouvelle salle pour éviter un déménagement de l’équipe à Seattle. C’est là que s’arrêtent les bienfaits de son arrivée.

En trois ans, Sacramento en est déjà à son quatrième coach. La saison dernière, après un bon départ, Mike Malone a été remercié. Le mois dernier, USA Today lui a demandé s’il savait pourquoi il n’avait pas pu continuer ?

"Honnêtement, non. J’ai entendu tellement de versions au sujet de celui qui m’a viré. Est-ce que c’était le propriétaire ? La direction ? L’ancien conseiller du président (Chris Mullin) ? Je ne sais pas. C’est un peu comme l’assassinat de JFK, tout le monde a sa théorie."

Guerre ouverte

"C’est le chaos, lâchait-il à Yahoo! Sports le 13 mars. D’habitude, c’est juste de la frustration de ne pas gagner. Mais il se passe tellement d’autres choses cette saison, des choses superflues. Beaucoup de choses en interne, beaucoup de luttes, y compris avec des gars qui devraient être de votre côté."

Même le rookie Willie Cauley-Stein n’hésite plus à se plaindre de son temps de jeu.

Il faut dire que Karl est un coach fragile. En février, son licenciement était annoncé dans tous les médias, avant que la direction ne fasse finalement marche arrière en catastrophe. Peut-être parce que la plupart des coachs libres ne souhaiteraient pas poser les pieds à Sacramento ?

La preuve que la direction des Kings est la pire de la NBA ? The Vertical, l'entité spécialisée NBA de Yahoo! Sports, rapportait début février que les propriétaires minoritaires aimeraient renverser Ranadivé ! Malheureusement pour eux et pour les supporters, c’est impossible. Tout ce petit monde n’a pas fini de souffrir.

Trouver le bon point de chute

Si Ranadivé est une catastrophe ambulante, Cousins n’est pas exempt de tous reproches non plus. Tête de mule, l’intérieur aurait pu y mettre un peu plus de bonne volonté. Le numéro 15 est visiblement un de ces joueurs qui ont besoin d’être mis dans les meilleures conditions psychologiques pour réussir. À Sacramento, c’est impossible. Il y aura quelques bonnes périodes. Mais sur le long terme, jamais il n’y aura la stabilité nécessaire.

Ou alors peut-être que c’est l’inverse. Peut-être que le garçon est trop capricieux et qu’il ne réussira nulle part à s’imposer comme un leader. Parce qu'il est trop fou pour le moule NBA.

Mais face à un tel talent, on a envie d’y croire. Surtout, on ne sera jamais fixés s’il ne change pas d’air. Donnez-lui un patron qui lui fait confiance, un coach qu’il respecte, des dirigeants capables de l’entourer, et Cousins peut devenir une des superstars de la NBA. Plus important encore : il pourrait gagner. Dallas, Boston, Miami… Les destinations ne manquent pas.

Pour le moment, les Kings assurent qu’un échange - pourtant évoqué depuis plusieurs... saisons - n’est pas à l’ordre du jour. Dommage. Dans le pire des cas, Cousins sera libre à l’été 2018. À 27 ans, ce sera peut-être le début d’une nouvelle carrière.

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