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La nouvelle génération peut attendre, LeBron James est toujours le King

La nouvelle génération peut attendre, James est toujours le King

Le 28/11/2017 à 07:26Mis à jour Le 28/11/2017 à 09:00

NBA - Opposés aux prometteurs Sixers, LeBron James et les Cavaliers ont confirmé leur bel état de forme actuel en décrochant une huitième victoire de suite. Le quadruple MVP semble déterminé à aller chercher sa cinquième couronne.

Le joueur : LeBron James a rarement été aussi fort

Le prodige d’Akron ne s’en cache plus : son objectif suprême pour sa fin de carrière consiste à rejoindre puis à dépasser Michael Jordan. Il veut devenir le plus grand joueur de tous les temps. Et pour ça, il n’entend pas seulement conquérir d’autres bagues – elles se comptent pour l’instant sur les doigts d’une main (3, contre 6 pour MJ) – mais aussi au moins un trophée de MVP. James est pour l’instant bloqué à quatre tandis que son idole en possède cinq. Cette année est peut-être enfin la bonne pour LeBron. Car il est peut-être plus fort que jamais.

Sa performance de la nuit est à l’image de son début de saison sensationnel. La superstar des Cavaliers a porté Cleveland vers une large victoire à Philadelphia (113-91). Rencontre au cours de laquelle il a terminé meilleur marqueur (30 pts), rebondeur (14 rbds) et passeur (6) de son équipe. Il n’a pas été le seul facteur du succès. C’est d’abord sous l’impulsion d’un Dwyane Wade très inspiré en sortie de banc que les triples finalistes ont creusé l’écart en fin de premier quart temps. Le futur Hall Of Famer était à l’origine d’un 10-0 qui a mis les siens à l’abri. Joel Embiid a bien planté 16 de ses 30 points dans le troisième quart pour ramener les Sixers à -3, et ce alors qu’ils comptaient 14 points de retard. Mais des nouvelles accélérations de Wade et James ont refait la différence. C’est déjà la huitième victoire de suite des Cavaliers.

Les jeunes joueurs de Philadelphia ont souffert. Ils ont notamment été limités à 37% de réussite aux tirs par une défense de Cleveland enfin appliquée. Pour en revenir à LeBron, ce match est un symbole de sa domination. Les Sixers sont prometteurs et ils sont arrivés dans la salle avec l’intention de se tester face au meilleur joueur du monde. Ils sont repartis avec un aperçu de la marge béante qu’ils leur restent avec le boss. Il est toujours le basketteur le plus dominant du globe. Et à bientôt 33 ans, il n’a peut-être même jamais été aussi fort. Avec 28,6 points par match, il n’a plus marqué autant depuis 2008. Il affiche plus de 8 rebonds de moyenne pour la troisième fois de sa carrière seulement. Ses 8,5 passes constitueraient aussi la troisième performance de sa carrière. Sans compter qu’avec 57% de réussite aux tirs et 42% à trois-points, il est plus adroit qu’il ne l’a jamais été. Un jour, la NBA appartiendra aux Joel Embiid, aux Ben Simmons. Mais pour l’instant, le seul King, c’est LeBron.

Le match : Cette fois-ci, Boston a craqué dans le quatrième quart

Le money time est ce fameux moment où les stars se font une réputation d’assassin au sang glacé ou de joueurs sur lesquels on ne peut plus compter lors des fins de matches serrées. Kyrie Irving et les Boston Celtics ont fait de cette période – les cinq ou six dernières minutes du dernier quart temps – leur spécialité. Ils ont déjà remonté huit handicaps sur ce simple laps de temps depuis le début de la saison. Avec à chaque fois des prestations d’anthologique du meneur All-Star.

Mais pas cette nuit. Cette fois, ce sont les Detroit Pistons et Andre Drummond qui ont fait le show. Le leader de la Conférence Est s’est incliné face à son dauphin (108-118). Avec une performance de mammouth de Drummond (26 points, 22 rebonds, 6 passes, 4 interceptions).

"“Andre a été incroyable ce soir. Il était spécial”, confiait son coéquipier Ish Smith."

C’est seulement la troisième fois de l’Histoire qu’un joueur compile une telle ligne statistique. Le pivot était partout. Il a brutalisé la raquette des Celtics en attaque comme en défense. Il a rappelé à Boston les limites physiques de son effectif. Car il n’y avait absolument aucun adversaire en mesure de rivaliser avec lui. Mais malgré sa présence, les deux équipes étaient encore à égalité (100-100) à un peu plus de cinq minutes de la fin. Drummond a alors fait la différence. Il a volé un ballon avant de conclure un dunk avec la faute d’Irving. Soudainement, les Pistons comptaient sept points d’avance. Ils n’ont plus été rejoints. Une victoire de choix pour Detroit, l’une des belles surprises de ce début de saison.

Les Français : Tony Parker fait son grand retour !

Enfin le revoilà ! Blessé pendant les derniers playoffs, Tony Parker a rejoué pour la première fois cette nuit. Le meneur devait effectuer son retour en janvier mais sa blessure à la cuisse a mieux guéri (et plus vite) que prévu. Le Français a fêté son retour avec 6 points, 4 passes et surtout une victoire contre Dallas. Son coéquipier Joffrey Lauvergne n’a pas marqué en 9 minutes. Mais ce sont là les deux seuls représentants tricolores à l’avoir emporté cette nuit. Pour les autres, c’était une soirée difficile.

Rien ne va plus au Magic. Orlando est en chute libre et Evan Fournier n’a pu éviter à son équipe une neuvième défaite de suite. L’arrière a été maladroit (5/15) et il a terminé avec 12 points et 4 passes contre Indiana. Même total de points pour Luwawu-Cabarrot, qui a aussi capté 5 rebonds, en 11 petites minutes contre Cleveland. Frank Ntilikina a beaucoup tenté sa chance (11 tirs) contre Portland mais il a lui aussi manqué de réussite. Seulement 6 points en 20 minutes avec là aussi un revers à l’arrivée pour les Knicks, qui ont aussi retrouvé Joakim Noah. Absent depuis février, le pivot n'a joué que 3 petites minutes, le temps de 2 points, 1 rebond et 1 contre.

Le panier de la nuit : Bogdanovic achève les Warriors

Golden State recevait Sacramento, l’une des plus mauvaises équipes à l’Ouest, cette nuit. Steve Kerr s’était décidé à laisser Stephen Curry et Kevin Durant au repos pour le match. Les Kings en ont profité pour jouer un vilain tour aux champions en titre. Ils ont créé la surprise en l’emportant sur un dernier panier du rookie européen Bogdan Bogdanovic.

Tous les scores

Pacers – Magic : 121-109
Sixers – Cavaliers : 91-113
Celtics – Pistons : 108-118
Knicks – Trail Blazers : 91-103
Rockets – Nets : 117-103
Spurs – Mavericks : 115-108
Warriors – Kings : 106-110
Clippers – Lakers : 120-115

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