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Philadelphie et Minnesota, deux équipes très attendues... peut-être même un peu trop

Philly et Minny, deux équipes qui font envie mais...

Le 13/10/2017 à 08:30Mis à jour Le 13/10/2017 à 08:31

NBA – Chaque année, le championnat connaît son lot de surprises et, a contrario, de désillusions. Focus sur les Sixers de Philadelphie et les Minnesota Timberwolves, deux franchises qui risquent de peiner à satisfaire les ambitions un peu trop enthousiastes de la planète basket à leur sujet.

Pour décevoir, il faut d’abord susciter les attentes. C’est tout bête, mais c'est logique. De notre rubrique ont donc d’office été écartées les équipes dont tout le monde sait - y compris les dirigeants des organisations en question - qu’elles vont se planter. Allez, ouste, les Chicago Bulls, les Phoenix Suns, les Atlanta Hawks et autres candidats à la loterie pour qui un exercice à plus de 25 victoires serait déjà surprenant. En revanche, deux franchises en particulier, les Philadelphie Sixers et les Minnesota Timberwolves, font naître beaucoup d'engouement à l’aube de cette nouvelle saison NBA. Peut-être trop.

Philadelphie Sixers

Moqués par le public pendant presque cinq ans, voilà que les Sixers sont soudain (re)devenus à la mode après avoir pioché Markelle Fultz avec le premier choix de la dernière draft (pick récupéré au préalable via les Celtics). Philadelphie regorge d'un potentiel XXL avec plusieurs jeunes talents très prometteurs : entre Ben Simmons, Joel Embiid et maintenant Fultz, il y a là un futur trio capable de marcher sur la Conférence Est. Mais la notion de "futur" a peut-être été un peu oubliée. Certains fans et/ou journalistes allant même jusqu’à promettre un titre aux Sixers très prochainement !

Oui, le processus de reconstruction – le fameux "Process" – est semble-t-il terminé. Mais il y a encore bon nombre d’obstacles à franchir avant de rejoindre les finales NBA. Même imaginer cette équipe en playoffs paraît difficile. Même dans une faible Conférence Est. Déjà, leur éventuelle qualification pour le grand huit des phases finales dépendra pour beaucoup de Joel Embiid. Un pivot qui a disputé... 31 matches la saison dernière, sa toute première après une année blanche.

Simmons, annoncé comme une petite merveille lorsqu'il a été drafté l'an passé, sort lui d’une saison blanche après une grave blessure. Quant à Fultz, il est aussi sujet aux (petites) blessures à répétition. Le reste du roster est jeune, à quelques exceptions près. Les Sixers vont continuer de progresser, c’est évident. Mais gare à ne pas brûler les étapes.

Les trois pépites des Philadelphie Sixers Ben Simmons, Joel Embiid et Markelle Fultz

Les trois pépites des Philadelphie Sixers Ben Simmons, Joel Embiid et Markelle FultzGetty Images

Minnesota Timberwolves

C’est là qu’il est important de nuancer ce que nous considérons comme une "déception". Rappelons encore une fois que tout dépend des attentes. Avec leur recrutement massif, les Timberwolves ont été propulsés dans la catégorie des outsiders. Le très sérieux magazine de référence américain Sports Illustrated a même fait de la franchise un vrai concurrent aux Golden State Warriors. C’est trop.

Avec Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Karl-Anthony Towns, Jeff Teague mais aussi les valeureux Taj Gibson ou encore Jamal Crawford, le tout sous les commandes du respecté Tom Thibodeau, les Loups ont effectivement de beaux arguments. Mais le tout est-il vraiment complémentaire ? Wiggins et Butler ont sensiblement le même jeu et les mêmes zones de prédilection… à l’époque où toutes les équipes - ou presque - cherchent à jouer vite, Minnesota alignera encore deux purs intérieurs de formation dans son cinq. Et Towns est sans doute le meilleur shooteur du lot !

Des ajustements seront sans doute nécessaires avant que cette équipe puisse vraiment partir à la conquête du titre. Même les Denver Nuggets semblent (légèrement) plus en mesure de titiller les cadors de la Conférence Ouest que les Wolves. Mais avec ce groupe, la franchise va certainement retrouver les playoffs pour la première fois depuis 2004. Alors, même dans ces conditions, sortir au premier tour serait déjà une réussite. Évitons de voir plus grand pour l’instant.

De gauche à droite : Jimmy Butler, Karl-Anthony Towns, Jamal Crawford et Taj Gibson (Minnesota Timberwolves)

De gauche à droite : Jimmy Butler, Karl-Anthony Towns, Jamal Crawford et Taj Gibson (Minnesota Timberwolves)Getty Images

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