Historique ! Annoncée comme une bonne équipe mais qui n'était pas placée dans la rubrique des favoris, l'université de Florida est parvenue à ses fins en remportant la "March Madness" pour la première fois de son histoire à Indianapolis. Joakim Noah et son université sont devenus champions NCAA en battant UCLA en finale du tournoi 73 à 57.
Noah (21 ans, 2,09 m) a particulièrement brillé puisqu'il s'est fendu de 16 points, 8 rebonds, 6 contres, 3 passes et une interception en 27 minutes de jeu. Le "Franco-Américano-Suédois" (né à New York et dont la mère est suédoise) a été élu meilleur joueur du tournoi.
"Je suis sur un nuage"
Florida n'aura finalement pas tremblé. Menant de 11 points après 20 minutes de jeu (36-25), les Gators ont augmenté leur avance lors de la seconde période (37-32) l'emportant finalement de 16 unités. L'écart maximum est même monté à 20 points (51-31). A six minutes de la fin du match, un sursaut d'orgeuil a permis aux Californiens, particulièrement maladroits (36% de réussite aux tirs) de revenir à 12 points. Trop tard pour espérer l'emporter. Du côté de UCLA, Jordan Farmar termine meilleur marqueur du match avec 18 points (mais 1/8 à 3 points !). Pour pas grand chose finalement vu l'ampleur du score. Les Californiens n'avaient pas été défaits en finale depuis 1980, face à Louisville (59-54). C'est désormais chose faite.
Sous les yeux de son père présent à Indianapolis depuis la demi-finale du Final Four, Noah a malmené UCLA et a marqué de toute sa classe cette rencontre. Ses 6 contres constituent même un nouveau record individuel dans une finale NCAA. "Je suis sur un nuage" , a déclaré l'intérieur de Florida. "Non seulement je me sens bien mais tout sent bon et tout a bon goût. Rien ne vaut de gagner un titre devant toute sa famille", a reconnu Noah tout heureux d'offrir à Florida son premier sacre NCAA. Pour l'anecdote, les Gators participaient à leur seconde finale. En 2000, ils avaient été battus par Michigan State (76-89).
La NBA le veut
La vie du Gator numéro 13 a pris une toute autre allure depuis l'ouverture du tournoi. Encore inconnu il y a quelques semaines, le fils de Yannick est devenu une star du paysage de la balle orange aux Etats-Unis, mais également en France, où le pays a suivi de près ses performances tout au long de la "folie de mars". L'avenir de Noah, actuellement en deuxième année à Florida et premier francophone à décrocher le titre suprême, est désormais tourné vers la NBA.
A moins qu'il ne décide de terminer son cursus universitaire. Un choix cornélien pour le MVP du tournoi NCAA que l'on pourrait prochainement voir également en équipe de France. Si l'homme obtient le passeport qui lui manque...



Reuters





















