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JO Sotchi 2014 : Cheeseburgers, NBC, Instagram et virginité, l’incroyable vie de Lolo Jones

Cheeseburgers, NBC, Instagram, bob et virginité, l’incroyable vie de Lori "Lolo" Jones

Le 17/02/2014 à 17:58Mis à jour Le 18/02/2014 à 00:37

Sa sélection décriée pour Sotchi fait d’elle la neuvième Américaine à prendre part aux JO d’hiver après ceux d’été. Ancienne reine de l’athlétisme, nouvelle star des réseaux sociaux, Lolo Jones rêve d’accrocher une médaille en bobsleigh en Russie (16h15). Voici ce qui rend la "pousseuse" la plus célèbre des Etats-Unis si singulière.

NBC derrière sa sélection ?

Il suffit de lire les commentaires des articles qui la concernent. Oui, la présence de Lori "Lolo" Jones dans la sélection américaine de bobsleigh a créé quelques remous de l’autre côté de l’Atlantique. Avec Lauryn Williams – une autre ancienne spécialiste du sprint - et Aja Evans, Jones fait partie des trois pousseuses retenues pour accompagner les trois pilotes, Jamie Greubel, Jazmine Fenlator (sa partenaire) et Elana Meyers, à Sotchi. Pour certaines mauvaises langues, l’Américaine de 31 ans ne doit sa sélection qu’au soutien de NBC, qui aurait investi une fortune sur elle.

A une haie du titre olympique

Avant d’enfiler un casque, une combinaison et de dévaler les pistes de bobsleigh, Lolo Jones a connu une belle et riche carrière de spécialiste du 100m haies. Double championne du monde indoor du 60m haies, la belle Américaine est passée tout près d’accrocher le titre olympique à Pékin en 2008 sur 100m haies. A un obstacle près en fait. En tête à l’approche de la dernière haie, Jones la heurte et s’affale sur le tartan à quelques mètres de la ligne, pour finir septième.

Quatre ans plus tard, c'est avec une quatrième place à Londres qu'elle solde sa deuxième finale olympique. Une nouvelle déconvenue qui a dessiné la suite de sa carrière de sportive de haut niveau. "Si je n'avais pas pris la quatrième place à Londres, je n'aurais pas tenté de trouver un autre chemin pour accomplir mon rêve, explique-t-elle. Le bobsleigh a été un nouveau départ rafraîchissant. Le bob m'a rendu plus forte. Le bob m'a redonné faim. Je pousse le bob mais le bob me pousse à ne jamais abandonner mon rêve."

Médaille d'or des réseaux sociaux

La saillie verbale est sortie de la bouche d’Emilie Azevedo, l’une des deux pousseuses américaines non retenues :"J'aurais dû travailler ma popularité sur Twitter plutôt que de prendre de la masse musculaire." Sur les réseaux sociaux, Lolo Jones n’a pas d’égal. Spécialiste des vidéos Vine et d’Instagram, l’Américaine aux beaux yeux verts et à la peau satinée se sert – beaucoup - de Twitter et de Facebook pour donner de ses nouvelles, confier ses humeurs, mais également pour faire passer des messages ou calmer les esprits quand on remet en cause sa présence à Sotchi. Souvent avec énormément d’humour. Mais finalement, c’est le New York Times qui résume le mieux l’athlète : "Chez Lolo Jones, tout est image."

LoLo like a virgin

"Rester vierge est la chose la plus difficile que j'ai faite dans ma vie, avance Jones. "C'est beaucoup plus dur que de s'entraîner pour les Jeux olympiques ou que de réussir ses examens à l'Université". C’est sur HBO en juin 2012 que l’Américaine annonce qu’elle est toujours vierge et qu’elle compte bien le rester. La confession-révélation de celle qui possède des origines africaines, norvégiennes, amérindiennes et françaises fait immédiatement le buzz. Petit florilège : "De 22 à 24 ans, c'était mignon d'être vierge. Mais de 24 à 29 ans, ce n'est plus mignon. Vous êtes jugée, beaucoup de gars ne vous rappellent pas une fois qu'ils le savent (…). D'abord, vous leur racontez et ils disent 'Oh d'accord, je respecte ça'. Mais vous pouvez déjà voir dans leurs yeux qu'ils pensent 'elle ment et je vais la faire craquer'. Donc nous parlons ensemble, pendant un mois ou plus, puis ils réalisent 'oh mince, elle était sérieuse'. C'est à ce moment qu'ils me quittent…"  

2010 Lolo Jones

2010 Lolo JonesAFP

Un régime à 9000 calories par jour

Pour une femme, l’apport quotidien conseillé est de 2 000 calories. Pour un sumo, vous pouvez multiplier ce chiffre par 10. Pour s’épaissir et passer rapidement de 60 à 71 kg, Lolo Jones a, elle, coupé la poire en deux, s’est mis à soulever des tonnes de fonte et a suivi un régime hypercalorique à base de double cheeseburgers, frites, bonbons, gâteaux. Un régime "made in USA" synonyme de 9 000 calories ingurgitées par jour et qui doit lui faire atteindre la barre des 73 kg à Sotchi, tout en "restant ferme et super solide", avertit celle qui vise aussi une participation aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. 

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