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Mayweather – McGregor : Pourquoi ne peut-on pas parier sur le "combat du siècle" ?

Mayweather – McGregor : Pourquoi ne peut-on pas parier sur le "combat du siècle" ?

Le 21/08/2017 à 21:25Mis à jour Le 21/08/2017 à 22:19

Samedi soir aura lieu le "combat du siècle" entre Mayweather et McGregor. Mais alors pourquoi les Français ne pourraient pas parier sur ce combat inédit entre un puriste de la boxe et un champion de MMA ? Sportune.fr a posé la question à l'ARJEL, l'autorité régulant les paris sportifs sur le sol français.

Pourquoi ne peut-on pas parier en France, sur le combat de boxe entre Mayweather et McGregor ? On a posé la question à l’ARJEL…

Ce samedi est soir de boxe. Vous comptez veiller tard dans la nuit pour suivre le combat Mayweather – Pacquiao et vous vous dites qu’avec tout le battage médiatique autour des débats, vous seriez inspiré de miser quelques deniers, sur l’issue de la rencontre. Oui mais voilà, vous ne le pourrez pas. Parce qu’en France, aucun des opérateurs de paris sportif ne propose d’enchère sur le "combat du siècle", entre un puriste de la boxe et un champion de MMA. Pourquoi, alors que d’autres pays l’autorisent ? Nous avons posé directement la question à l’ARJEL, l’autorité du jeu sur le territoire français.

Mayweather – McGregor est un combat sans enjeu sportif et dont le cadre sort des dispositions de l’ARJEL

La raison première tient à l’organisation et l’environnement de ce combat. L’ARJEL approuve les paris sur la boxe, à condition que les championnats ou les combats s’inscrivent dans une liste de critères définis, mais régulièrement mis à jours, en concertation avec les bookmakers du pays. Or cette affiche entre l’Américain Floyd Mayweather et l’Irlandais Conor McGregor a ses règles (celles de la boxe anglaise) et ses limites (12 rounds et un poids fixé à 69,8kg), mais elle n’a aucun enjeu officiel. Et elle est soutenue par l’UFC (l’Ultimate Fighting Championship qui n’a pas de reconnaissance légale en France) et est organisée de manière privée avec le groupe Showtime, chargé de négocier les droits de diffusion.

Aucun opérateur de paris sportifs en France n’a fait de demande pour ce combat

Tout cela faisant donc que ce combat monté de toutes pièces, pour sa dimension médiatique et le business qu’il va générer, dépasse trop largement la dimension sportive et sa glorieuse incertitude pour entrer dans le cadre autorisé. L’ARJEL nous précise d’ailleurs qu’elle n’a reçu de demande d’aucun opérateur, lui réclamant d’ouvrir des paris sur ce combat.

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