Rédacteur en chef d’Eurosport.fr, longtemps grand reporter sur tous les stades d’Europe, il décrypte l’actu du football et ses coulisses, de la dernière variante du 4-4-2 aux intrigues qui secouent les instances.
Montpellier, made in Ligue 1
C’est vrai que c’est frappant : le sommet de la Ligue 1 va opposer le club des pétro-dollars sans limites à celui qui "fait les poubelles". Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Louis Nicollin qui le clame à la moindre occasion. Entre le PSG et Montpellier, la différence de statut social et d’image est flagrante. Elle a orienté, ces derniers jours, beaucoup d’articles de presse. Mais au-delà de cet affichage très anecdotique, je retiens surtout que le dernier club capable de suivre le train d’enfer du club le plus riche qu’a compté le football français (15 victoires en 23 journées, quand même) est un club de L1 "typique", et pas un de ces ambitieux attendus plus naturellement sur le podium (Lyon, Marseille, Lille pour aller vite). C’est un constat qui interroge sur les évolutions de notre Championnat. La saison dernière avait pu donner l’impression d’une Ligue 1 stabilisé autour d’un hypothétique Big Four des budgets et des ambitions (classement final : Lille, Marseille, Lyon, PSG), mais il faut croire qu’elle conserve sa spécificité : celle de donner leur quart d’heure de gloire à des équipes qui ne sont pas prédisposées pour se retrouver là.
J’ai parlé de "club de Ligue 1 typique". Je dois m’attarder sur cette formule. S’il y a bien quelque chose qui symbolise le Championnat de France moderne (disons à l’ère de la Ligue des champions), c’est cette capacité naturelle à alimenter une classe moyenne très nombreuse, très massive, à avoir une élite sportive très accessible et un faible nombre de laissés-pour-compte trop éloignés du niveau requis. Les clubs de classe moyenne présentent, à grands traits, les mêmes atouts, faiblesses et potentiels. Atouts : un centre de formation généralement efficace, une capacité à avoir de temps en temps une génération spontanée solide et ambitieuse qui l’amènera assez haut au classement, une identité forte nourrie de références parfois anciennes qui l’ancrent dans le paysage. Faiblesse : un pouvoir économique limité, des structures au pire insuffisantes au mieux en cours de croissance, et une absence de stabilité dans les résultats qui a mené ces clubs en L2 voire en National sur les vingt dernières années. Montpellier est un peu tout ça : quatorzième budget de L1, troisième saison consécutive en L1, un actionnariat hyper stable mais qui se sait condamné à vendre ses joueurs car le succès peut lui brûler les ailes en cas d’embrasement des salaires ou des transferts (voir les difficultés de Lens, Toulouse, Auxerre, Nancy, Monaco, à digérer leurs expériences européennes).
Après Auxerre, Lille, Nice, Nancy, Toulouse...
Aucun autre championnat en Europe, Big Four ou pas, n’a cette capacité à fournir chaque année un à deux trouble-fêtes, jamais les mêmes, qui incarnent la vraie nature de la L1 : un championnat "serré" où la différence entre réussite et l’échec est ténue. Si on n’a pas tous les ans un duel pour le titre comme celui qui a opposé Lens à Metz en 1998, citons, dans l’ère post-OM de Tapie, l’Auxerre de 1996 (champion), le Lille de 2001 (promu classé 3e), le Sedan de 2001 (5e), le Nice de 2003 (champion d’automne), le Lille de 2005 (2e "avec des joueurs de L2 et de CFA" selon la fierté de Claude Puel), le Nancy de 2008, le Toulouse de 2009 (4e), l’Auxerre de 2010 (3e, une saison où Montpellier, promu, avait déjà titillé l’élite), sans oublier que Sochaux, Guingamp ou Troyes ont joué l’Europe sur cette période. Montpellier est un nom de plus dans la lignée. Avec le MHSC, c’est cette spécificité qui va donner la réplique à Paris, dimanche au Parc : cette Ligue 1 qui travaille dans l’ombre en essayant de tenir la barre du moyen terme, celle qui peut dire que "l’argent ne fait pas tout", pour reprendre l’un des autres clichés usités ces derniers jours.
Cette capacité à faire sortir du chapeau des équipes hyper compétitives sur une durée très courte (de six mois à trois ans maximum) constitue la force et la faiblesse de notre Championnat. Sa force car chaque saison ou presque est un feuilleton indéchiffrable, et car c’est une excellente compétition pour "former" les joueurs à l’exportation. Sa faiblesse car la L1 a toujours manqué de locomotives ; en général, quand locomotive il y a, elles avancent en solo. J’insiste sur le fait qu’on n’a pas l’équivalent ailleurs. L’Angleterre et l’Espagne ont l’élite la plus aristocratique d’Europe, et tous les exemples historiques qu’on pourra m’opposer (Nottingham, Blackburn, Aston Villa, Valence, La Corogne) sont les exceptions qui confirment la règle et commencent à bien dater. L’Allemagne a certes connu des frissons avec Fribourg en 1995 (3e), Kaiserslautern en 1998 (champion) ou Hoffenheim (champion d’automne 2008). L’Italie a connu l’éclosion express de Parme "pré-Parmalat" dans les années 90 et salue aujourd’hui l’ingénuosité de l’Udinese. Les Pays-Bas ont connu une exception Twente (champion en 2009). Reste que la France est unique par sa capacité à être une sorte de ventre mou géant d’où émerge de temps en temps un groupe façonné par des alchimies à chaque fois assez proches.
Porte-parole malgré lui du "rêve français"
Avec sa communication alternant entre légitime ambition et messages modestes proches du "bon sens près de chez vous", c’est dans cette tradition que Montpellier s’est inscrit cette semaine. En dehors de Lyon, de Lille et de l’OM, qui peuvent se sentir dépossédés d’un strapontin européen, le club héraultais défendra malgré lui ce rêve français offert à des équipes qui débutent chaque saison pour se maintenir tout en sachant qu’il y aura peut-être un coup à faire tout près de la lumière.
Le résultat et, plus encore, la physionomie du match de ce soir, nous donneront un indice sur la capacité de la Ligue 1 à assimiler la greffe d’un PSG aux moyens colossaux et aux ambitions sans limite. Une victoire autoritaire du PSG, contre un collectif qui est à ce jour mieux rôdé que lui, sera le signal qu’une page se tourne peut-être pour les espoirs des non-gradés. Une résistance de Montpellier, aujourd’hui, et jusqu’au bout de la saison, sera un signe envoyé à la classe moyenne que les petits villages gaulois ont encore des choses à opposer aux puissances de l’argent. Ce serait surtout un message supplémentaire envoyé au PSG sur la valeur du seul ingrédient qu’il ne pourra pas se payer dans la démesure de son investissement : la patience. On risquerait alors de réentendre parler des pétro-dollars et des clubs qui font les poubelles pendant quelques temps.
Cédric ROUQUETTE
twitter : @CedricRouquette
























l'OM est sur une bonne phase pour lemoment c'est tout. ils vont peut etre se fatiguer a un moment mais actuellement ils sont dans un bon rythme. 16 matchs toutes competitions sans défaite...Le 26/02/2012 à 09:39
Sinon bizarrement il n'y a pas de critique Marseillaise sur le tirage et avec la victoire de Bordeaux contre Lyon a mon avis Paris et Montpellier seront en LDC (au moins tour préliminaire)Le 19/02/2012 à 19:26
PS : tu vas pas t'y mettre toi aussi à devenir paranoïaque!?Le 19/02/2012 à 19:19
Sans virus et une bonne qualité :) ! Bon match les gars !Le 19/02/2012 à 18:51
Les instances savent que l'OM est fini en championnat, en LDC, ils sont pas loin de se faire botter le c ul, il ne leur reste que la CDF et la CDL pour être européens. Lyon les attend en finale d'un coté, donc de l'autre coté, la Lfp essaie de les privilégier au niveau du tirage au sort pour les avantager au maximum.Le 19/02/2012 à 18:47
Les Marseillais devrait arretez de dire que vos tirage sont truqué car eux ca a été en 1/32 Red Star 1/16 Le Havre 1/8 Bourg Perronnas 1/4 Quevilly ou Orléans
pour Paris 1/32 Locminé 1/16 Sablé 1/8 Dijon 1/4 LyonLe 19/02/2012 à 18:35
aller @Le 19/02/2012 à 18:04
Bref bon match aux joueurs
et qui nous produisent un beau spectacle pour changer ( je parle de Paris la ) ils en sont capable ( toujours de Paris;) )Le 19/02/2012 à 18:01
Nan mais y a pas fo utage de gu eule là?
PS : quand je dis récemment, je parles de fin aout/septembre.Le 19/02/2012 à 18:00
pour toi supporter rime avec haine
ON A PAS LA MEME VISION DU FOOT JE NE SUIS PA SSUPPORTER DE PARIS MAIS J AIME CE QUI SE FAIT A PARIS ET ONA BESOIN POUR ASSAINIR LE FOOT DES MEC COMME MOI QUI AIME LE BEAU JEU ET PAS DES HISTERIQUE LIMITE A UN SEUL CLUB INCAPABLE DE RECONNAITRE CE QUI EST BIEN , TU FAIS PARTIE DE SES PERSONNAGE PRET A SUPPORTER UNE EQUIPE ETRANGERE PARCE QU ELLE JOUE CONTRE PARIS TU ES PITOYABLE ESSAYE DE LIRE AVANT DE PARLER
OUI J AIME MARSEILLE MAIS JE N AI AUCUNE HAINE ENVER PARIS
AVEC LE PEU DE NEURONNES QUI TE RESTE REFLECHI AU MOINSLe 19/02/2012 à 17:56
Dis voir, tu as demandé à qui de te remplacer au clavier?Le 19/02/2012 à 17:54
en gros il s'est dis qu il y a de grands joueurs dans les 2 équipes, et Tony répond par "il n'ont pas le meme niveau que motta (entres autres)" je vois pas le rapport .....Le 19/02/2012 à 17:51
Apres Motta veut peut etre des vacances gratuites a vie pour le QatarLe 19/02/2012 à 17:49
Maintenant, toi et moi savons que ce type de phrases pré-écrites ne sont que bran lettes neuronnale. Par contre, ce qui est certains, et je le répètes, il touche moins qu'à l'Inter. Tout le reste, c'est de la supposition.Le 19/02/2012 à 17:43
Younes et mapou ne sont pas de grands joueurs ^^Le 19/02/2012 à 17:28
Puis, pour Motta, je tiens à remercier l'OM, d'avoir rendu gratos Lucho au Porto, ce qui a déclenché l'arrivée de Motta au PSG.
MERCI L'OM, je vous aimes !!!!Le 19/02/2012 à 17:25
Et puis le fait d'aller dans un club juste pour l'argent n'est pas le signe d'un grand joueur.Le 19/02/2012 à 17:17