Lamy-Chappuis a craqué. Du haut de ses 20 ans, le Français n'est pas parvenu à décrocher une médaille au Gundersen à Sapporo, là où il avait brillé pour la première fois. Une grande déception pour celui qui était pourtant parti en tête de la course, suite à une première place décrochée à l'issue de la première épreuve de saut.
Deux bonds à 96 et 99,5 m pour un total de 260,5 points lui ont permis de partir en tête de l'épreuve de fond avec 12 secondes d'avance sur le Finlandais Anssi Koivuranta et de 22 secondes sur l'Autrichien Christoph Bieler. Confortable rang, d'autant que le grand favori Hannu Manninen, déjà sacré en sprint et dans le concours par équipes, était relégué à plus de trois minutes.
Triplé historique d'Ackermann
Confortable mais pas suffisant. Même sur cette piste où il avait remporté l'année dernière son premier succès en Coupe du monde. Dépassé par Anssi Koivuranta, puis par l'Autrichien Christoph Bieler et l'Allemand Ronny Ackermann, futur vainqueur, Lamy-Chappuis a fini par perdre tout espoir de podium après le premier tiers de course. Le Français échoue à une décevante 15e place, à trois minutes de Ronny Ackermann, intouchable sur ses skis.
Cinquième après le concours du saut, l'Allemand a finalement réussi à conserver son titre mondial pour s'offrir son quatrième titre mondial, mais surtout son troisième de suite dans cette épreuve. Du jamais vu en ski de fond. Le Finlandais Hannu Manninen, pourtant grand favori de l'épreuve, a finalement pris la sixième place. Comme quoi, même les grands champions peuvent se rater.
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