JASON LAMY-CHAPPUIS, premier après le saut à skis, vous terminez à une très décevante 15e place après le 15 km de ski de fond : que s'est-il passé ?
J.-L.C. : "J'ai pris une bonne claque. On a fait un mauvais choix de skis et j'ai vu de tout suite que je n'étais pas bien physiquement. Même avec des super skis, je n'aurais pas pu suivre le rythme. C'est peut-être l'enchaînement des courses, la fatigue de la saison, l'usure des déplacements en bus entre l'hôtel, le tremplin et le site de ski de fond, je ne sais pas, mais je n'étais pas bien en ski alors que j'avais fait un super concours de saut. Après le concours, j'avais de grandes espérances de podium. Vu l'ordre et les écarts de départ, je pensais que cela allait se passer différemment que je pourrais rester avec Koivuranta (3e au final, NDLR) qui est de mon niveau en ski, mais les jambes ne répondaient pas aujourd'hui".
Quel est votre bilan de vos deuxièmes Championnats du monde ?
J-L.C. : "Je suis plutôt déçu: je n'ai jamais réussi à combiner ma forme en saut et ma forme en ski et c'est la clef du succès dans notre discipline. En sprint, j'étais pas très bien en saut et je me suis retrouvé en ski, aujourd'hui, c'est tout le contraire. Il faut apprendre de ces échecs".
Quels enseignements allez-vous justement tirer de ce Championnat ?
J.L-C. : "Je me suis peut-être trop vite affolé quand j'ai vu que je n'arrivais pas à faire de bons sauts sur le grand tremplin. Le changement de tremplin pour le 15 km m'a redonné de la sérénité. L'autre constat, c'est qu'on n'a pas fait de préparation spécifique pour ces Mondiaux, comme on avait pu le faire à Turin. Enfin, ce qui me manque, c'est surtout de l'expérience et de la condition physique: on le voit aujourd'hui avec Ackermann qui ne fait pas grand chose de la saison et répond présent quand il le faut. Je vais maintenant me concentrer à nouveau sur la Coupe du monde, je veux terminer à la 3e place du classement général".
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