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Aux USA, l'on vibre encore Goldikova !

Aux USA, l'on vibre encore Goldikova !
Par Allison Nicolleau via Panoramic

Le 30/04/2017 à 22:40Mis à jour Le 30/04/2017 à 22:41

La légende de l'écurie Freddy Head et de la casaque des Frères Wertheimer, grand souvenir pour tout amoureux des pur-sang, rentre dans le Panthéon des gloires américaines.

Caressant d'une douceur incroyable les deux flancs de la belle Atlantique, faisant halte remarquée sur l'île britannique, nombril du monde hippique, berceau de la race noble, cordon de notre passion, Goldikova avait hérissé nos émotions, haleté nos souffles, perlé nos larmes, exprimé nos joies, incarné l'impossible, l'inespéré, l'incroyable, puis était retourné à sa vie de cheval, les naseaux fourrés dans la grasse pâture, le bidon bien gonflé, hôte d'une nouvelle vie.

Aux côtés des hommes Javier Castellano, Victor Espinoza et Garrett Gomez, la légende cantilienne appose son seing graissé à la liste des immortels. Introduite à la longue et sublime liste du Hall of Fame américain, rejoignant ainsi celle dont elle surpassait un jour les dix succès de groupe 1 - Miesque, par évidence - Goldikova doit cet honneur au génie de ses sabots, corne robuste qui frappa le sol de ses aïeux de trois coups à la résonnance infinie. Churchill Downs, et Santa Anita par deux fois, le Breeders'Cup Mile comme objectif ultime à chaque fin de saison, la fille d'Anabaa était Reine partout, et le monde entier à jamais son royaume.

Nul besoin de citer ses victoires, elles ne tiennent pas dans mon poing fermé, s'échappent d'entre mes doigts, si nombreuses et si belles.
Il suffit de fermer les yeux. L'étincelle revient sous la paupière close.
L'homme s'abrite dans la houle de ses crins. Passager clandestin.
Le corps s'abaisse. La croupe expulse, la poitrine conquiert.
C'était hier, cet éclat qui sera encore là demain.

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