Baugé : "On est amer"

Baugé : "On est amer"  - Cyclisme sur piste - Jeux OlympiquesAFP

Comme à Pékin, Grégory Baugé a dû se contenter de l'argent en vitesse par équipes. "Il nous manque quelque chose", a-t-il expliqué.

Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Content d'avoir tout de même gagné une médaille d'argent ou déçu de ne pas avoir décroché l'or ?

G.B. : Ce n'est pas de la joie, ça c'est sûr. Pour nous, c'était l'or et rien d'autre. Mais on est quand même content d'avoir ramené une médaille pour l'équipe de France olympique. Mais on est amer. Pour ma part, il y a quatre ans, j'avais déjà eu cette médaille à Pékin. Là, on était plus fort qu'à Pékin, mieux préparés. Mais ça l'a pas fait, c'est comme ça. C'est une déception pour l'ensemble de l'équipe de France sur piste.

Les Britanniques ont battu à deux reprises le record du monde. Comment avez-vous vécu cela ?

G.B. : Moi, j'ai souri et je me suis dit : 'En finale, il n'y a plus qu'à inverser les rôles et montrer qu'on était capable de battre ce record du monde'. Tout s'est joué à la pédale encore une fois. Par rapport à 2008, on a beaucoup bossé au niveau du matériel et des entraînements. On a fait le meilleur temps d'une équipe de France depuis toujours. Mais, il nous manque malheureusement encore quelque chose. J'aimerais bien savoir quoi, mais je n'ai pas la réponse. Mais tout le monde est là pour nous : les coachs, la DTN. On doit juste encore travailler.

Le public a montré son soutien aux Britanniques. Un avantage ?

G.B. : Cela fait quelque chose de courir à domicile. Malheureusement, on n'a pas l'habitude d'avoir ce genre de public. Les Anglais, ils savent y faire ! Depuis quatre ans, ils nous ont jamais battus à part aux JO. Ils récidivent à Londres, en 2012. Il va falloir analyser cette défaite. Et puis se remettre au travail. Voir ce qu'on peut faire pour arrêter de se faire battre tous les quatre ans. On va essayer de rectifier le tir encore une fois.

Ça se fera peut-être sur la vitesse individuelle ?

G.B. : La vitesse individuelle, je n'y pense pas encore. Là, je suis avec l'équipe. Je ne pense pas autre chose.