Philip Hindes a triché. Le Britannique de 19 ans s'est exprimé après la finale de vitesse remportée haut la main par son équipe face à l'équipe de France. "Ma roue avant a glissé et je n'ai pas pris un départ optimal", a déclaré le démarreur. Quand un incident de ce genre survient, on a vite fait de perdre du temps". Le coureur a évoqué, avec sincérité ou naïveté, un plan préparé: "On en avait discuté avant et on avait dit qu'il fallait tomber si ça se présentait. Je l'ai fait exprès pour obtenir un autre départ." Interrogée par l'AFP, l'UCI ne s'est pas exprimée sur le fond de l'affaire. Elle a toutefois confirmé le résultat de la compétition.
Lors des qualifications, la Grande-Bretagne avait réalisé le meilleur temps (devant la France). Elle a ensuite poursuivi sur sa lancée, au premier tour et surtout en finale, pour établir un nouveau record du monde (42"600). En finale, le trio britannique (Hindes, Kenny, Hoy) a gagné sans contestation face à la France, par une marge de 41 centièmes de seconde. Sur le fond, la chute de Hindes ne remet pas en cause la victoire britannique, son équipe étant assurée de passer les qualifications (8 qualifiées).
Après le badminton...
"En regardant attentivement la vidéo, on s'est douté qu'il avait chuté exprès", a déclaré la DTN du cyclisme français, Isabelle Gautheron. Mais il n'y pas dans le règlement de possibilité de sanction à partir de ce qu'on voyait. Maintenant qu'il en a parlé, peut-être doit-on reconsidérer les règles". Hindes, susceptible de recevoir un blâme, pourrait être amené à comparaître devant la commission éthique de l'UCI si la fédération internationale décide de la saisir du cas. Le jeune coureur a en tout cas terminé ses JO, puisqu'il n'est engagé à Londres dans aucune autre épreuve.
Cette affaire vient s'ajouter à celle du badminton, dont huit joueuses (4 paires du double dames), accusées de "ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner" des matches de poule, mardi soir, ont été exclues du tournoi olympique. La sanction concerne quatre paires, une représentant la Chine, une l'Indonésie et deux la Corée du sud. Les joueuses exclues ont été accusées d'avoir délibérément voulu perdre un match pour faciliter leur progression dans le tournoi et affronter des adversaires moins redoutables lors des quarts de finale mercredi.



AFP





















