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Philippe Gilbert (Quick-Step) remporte l'Amstel Gold Race devant Michal Kwiatkowski (Sky)

Flamboyant, Gilbert enrichit sa collection

Le 16/04/2017 à 17:04Mis à jour Le 16/04/2017 à 18:26

AMSTEL GOLD RACE - Philippe Gilbert (Quick-Step) tient sa deuxième classique majeure de l'année. Après le Tour des Flandres, le Belge remporte l'Amstel Gold Race, pour la quatrième fois de sa carrière, devant Michal Kwiatkowski (Sky), qui a lancé le sprint trop tôt et s'est fait surprendre. Michael Albasini (Orica-Scott) prend la troisième place en réglant le groupe des poursuivants.

Décidément, Philippe Gilbert est redevenu grand. Déjà vainqueur du Tour des Flandres il y a deux semaines, le Wallon de la Quick-Step Floors a remis ça ce dimanche en s’offrant la 52e édition de l’Amstel Gold Race. Sorti une première fois dans le Kruisberg, piégeant la plupart des favoris, le Belge s’est isolé avec Michal Kwiatkowski (Sky) dans le Bemelerberg à 5km de l’arrivée avant de profiter d’un sprint lancé de trop loin par le Polonais pour remporter l’épreuve pour la 4e fois, revenant à une unité du record de Jan Raas. Michael Albasini (Orica-Scott) a lui réglé le groupe de contre pour monter sur le podium.

On attendait Alejandro Valverde (Movistar), on attendait Greg Van Avermaet (BMC) voire des sprinters comme Michael Matthews (Sunweb) ou Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida). Tous ont été piégés à 38km du but. Pourtant, le vainqueur de Paris-Roubaix avait été le premier à montrer ses ambitions, en faisant rouler très fort son équipe à plus de 75km de l’arrivée. Mais le Belge n’a pu suivre l’attaque de Tiesj Benoot (Lotto-Soudal) dans le Kruisberg, qui a formé le bon groupe. Derrière, les favoris ont réagi avec un temps de retard mais seul Kwiatkowski, un temps avec Valverde et Van Avermaet, est parvenu à rentrer sur la tête de course. Celle-ci était alors composée de sept coureurs, Benoot ayant vite été lâché.

Vidéo - En bon tacticien, Gilbert a attendu le moment parfait pour régler Kwiatkowski au sprint

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Kwiatkowski a fait une Sagan

A l’avant, on retrouvait alors le Polonais mais aussi Gilbert (Quick-Step Floors), Izaguirre (Bahrain-Merida), J.J. Rojas (Movistar), Ser. Henao (Sky), Albasini (Orica-Scott) et Haas (Dimension Data). Des puncheurs mais aussi un sprinter, Rojas, qu’il fallait distancer dans l’une des trois dernières ascensions. Si on pouvait s’attendre à voir des attaques dans le Cauberg ou dans le Geulhemmerberg, le groupe de tête a décidé de travailler pour distancer définitivement le groupe Valverde-Van Avermaet, longtemps pointé à une trentaine de secondes. Mais le contre a fini par renoncer et les hommes de tête ont pu se concentrer sur la victoire. Mais il ne restait plus que le Bemelerberg (1 200m à 4 %), pas vraiment la plus grosse difficulté de l’épreuve.

Mais Kwiatkowski et Gilbert était clairement au-dessus du lot. En deux attaques, une chacune, les deux hommes se sont isolés à l’avant et ont rapidement creusés l’écart avec leurs anciens compagnons. Le vainqueur de Milan-Sanremo et du Tour des Flandres se sont présentés dans la dernière ligne droite. Sur la Primavera, le Polonais avait profité d’un sprint manqué de Sagan, trop sûr de sa force et parti trop tôt. Conscient sans doute de sa force au sprint, "Kwiat" a voulu lancer au 300m et a rapidement distancé le Belge. Sauf qu’il est parti 50m trop tôt… Petit à petit, Gilbert a remonté le Polonais pour se devancer sur la ligne et s’offrir une quatrième Amstel Gold Race. La dernière fois que le Wallon avait remporté deux grandes classiques, c’était en 2011. Et il s’était offert le triplé sur le triptyque. Bis-repetita ? On le saura dès mercredi sur la Flèche wallonne.

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