2011 Tour de France Christian Prudhomme - AFP
 
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Cyclisme

Dopage - Christian Prudhomme (ASO) : "Il n'y a pas que des cyclistes dans l'affaire Puerto"

Prudhomme : "Il n'y a pas que des cyclistes dans l'affaire Puerto"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 07/02/2013 à 15:05 -
Par Eurosport - Le 07/02/2013 à 15:05
Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, attend désespérément le grand déballage dans l'affaire de dopage Puerto. Car on s'apercevrait selon lui que le cyclisme n'est pas seulement concerné.

Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a regretté jeudi que les noms des sportifs autres que cyclistes, en cause dans l'affaire de dopage Puerto, ne soient pas dévoilés dans le procès en cours à Madrid. "Chacun a bien compris qu'il n'y avait pas que des coureurs cyclistes. On a su dès le départ les noms des coureurs cyclistes, on n'a jamais su jusque-là, et peut-être ne saura-t-on jamais, les noms des autres", a déclaré Christian Prudhomme, en marge de la présentation de Paris-Nice à Versailles. "Le sport cycliste a beaucoup fauté et, quand on fait des erreurs, il faut balayer d'abord devant sa porte. Mais on n'a qu'une petite partie de la vérité de l'affaire et il serait dommage qu'à l'issue du procès 'la' vérité n'éclate pas au grand jour", a ajouté le directeur du Tour.

"Tous les tricheurs, tous les menteurs, ne sont évidemment pas rassemblés dans le sport cycliste. Il n'y a pas de barrière qui s'élèverait entre le cyclisme et les autres sports pour certains produits. Il y a des gens formidables dans toutes les disciplines, aussi dans le vélo, et il y a des tricheurs, pas seulement dans le vélo. Si toutes les disciplines étaient mises à égalité, ça me satisferait", a-t-il conclu. Mercredi, le président de la Fédération française de cyclisme (FFC), David Lappartient, avait qualifié le procès Puerto de "véritable farce".

"Un des accusés est prêt à donner des noms et on ne les lui demande pas, s'était-il indigné. Il y a eu sans doute des protections en très haut lieu, notamment étatiques". Dans le procès Puerto, qui a commencé la semaine passée, la justice espagnole a refusé de demander au Dr Eufemiano Fuentes, personnage central de l'affaire, d'identifier les propriétaires des poches de sang saisies lors du démantèlement du réseau en 2006, ce que réclamait le comité olympique italien.