Dopage: "pouvoirs de l'organisateur limités", pour Patrice Clerc

Dopage: "pouvoirs de l'organisateur limités", pour Patrice Clerc
Par AFP

Le 17/04/2013 à 17:04

"Les pouvoirs de l'organisateur sont limités" en matière de lutte contre le dopage, a estimé mercredi Patrice Clerc, ancien PDG d'Amaury Sport Organisation, organisateur du Tour du France, lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte.

"Les pouvoirs de l'organisateur sont limités. Il n'a pas de pouvoir de contrôle, de police ou de sanction. Il n'a pas non plus de pouvoir sur la sélection des équipes ou des coureurs", a souligné Patrice Clerc, qui a dirigé ASO entre 2000 et 2008.

"Je me suis astreint avec plaisir à suivre le Tour de France autant que je le pouvais (durant ces années). J'ai essayé de comprendre de l'intérieur le fonctionnement de cette incroyable machine. Je suis arrivé à la tête d'ASO au début du procès Festina, donc comme baptême c'était pas mal. J'avais vraiment envie d'essayer de comprendre ce qui se passait", a-t-il ensuite développé.

"C'est très compliqué de dire qu'il y a des informations qui vous parviennent (...). Je me souviens d'avoir entendu des journalistes, des anciens coureurs, des gens dire: 'lui, ses performances sont surhumaines, ce n'est pas normal'. Oui, d'accord, mais qu'est-ce qui se passe derrière ? Qui contrôle, quels sont les résultats ? Il n'y avait strictement rien", a-t-il expliqué.

"A chaque fois c'était des soupçons mais je n'ai jamais eu en tant que PDG d'ASO des informations disant 'là, on a un truc. Qu'est-ce qu'on fait ?' Quand Rumsas se fait prendre (2002), à la limite, je l'ai appris en même temps que c'était divulgué dans la presse", a-t-il encore argumenté.

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