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Cyclisme > Flèche Wallonne

Philippe Gilbert (BMC): "La Flèche ne ment pas"

Gilbert "La Flèche ne ment pas"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 17/04/2013 à 20:00 -
Par Eurosport - Le 17/04/2013 à 20:00
Un peu court dans le mur de Huy, Philippe Gilbert n'a pu conquérir la Flèche Wallonne pour la deuxième fois de sa carrière. Il se tourne vers Liège désormais.

Dimanche, sur l'Amstel Gold Race, il ne lui avait pas manqué grand-chose. Dans le Cauberg, Philippe Gilbert était sans doute le plus fort mais, parti de trop loin, il n'avait pu reprendre Roman Kreuziger. Sur la foi de ses jambes, beaucoup le voyaient en homme à battre sur la Flèche Wallonne mercredi. Mais dans le mur de Huy, le champion du monde n'a pu mener à bien ses intentions. "La Flèche ne ment pas, c'est souvent le plus fort qui gagne", a déclaré le Belge, qui n'avait tout simplement pas le punch nécessaire pour l'emporter, contrairement à Daniel Moreno, irrésistible dans le ce dernier kilomètre.

Gilbert ne s'est cherché aucune excuse. "Il m'a manqué un petit quelque chose", a-t-il admis. Ce n'est pas faute d'avoir mis son équipe à contribution. Les BMC ont assumé leur part de responsabilité quand il s'est agi de rouler derrière les divers attaquants. Mais au bout du compte, dans le mur de Huy, chacun se retrouve seul. "L'équipe a très bien roulé mais la course parfaite, c'est la course que l'on gagne, admet-il. Ce n'est de nouveau pas le cas... Il me manque encore quelque chose, quelques pourcents pour passer du statut de favori à celui de vainqueur. Quand on est favori, il ne faut pas compter sur la chance pour gagner mais seulement sur de bonnes jambes".

Gilbert: " Motivation maximale"

AFP

Beau joueur, Gilbert a salué la victoire de Dani Moreno. "Moreno a très bien roulé, juge le vainqueur de l'édition 2011. On savait qu'il est très fort sur ce genre d'arrivée. Il a parfaitement profité de notre travail." C'est donc une nouvelle occasion ratée pour l'équipe BMC, qui ne parvient pas à conclure en ce printemps 2013. "On savait que les autres équipes allaient agir en fonction de nous. On a raté nos classiques jusqu'à présent. Nous sommes sous pression avec un grand besoin de réussir un truc. Automatiquement, les autres nous regardent: c'est normal".

Pour autant, on ne le sent pas abattu après les deux premiers volets de la semaine ardennaise. Au contraire. Son principal objectif, ce sera Liège-Bastogne-Liège, dimanche. Il fera à nouveau partie des principaux favoris. Avant la Doyenne, il se veut rassurant. "Si j'ai donné l'impression de coincer dans les 100 derniers mètres c'est simplement parce que j'ai coupé mon effort une fois la victoire hors d'atteinte, a-t-il expliqué. Parce que faire 9e, 15e ou 20e, pour moi, cela n'a pas d'importance". Seule la victoire l'intéressait et ce sera encore le cas dimanche. "Ma forme est bonne et ma motivation est maximale. Il faudra compter sur moi dimanche. Mais cette journée va laisser des traces. Il a fait chaud. J'aurai bien besoin de deux jours pour récupérer. Je serai alors en ordre de marche pour dimanche", a-t-il conclu.

 
 

commentaires


  • nicoki19/04/2013 11:09

    pourtant rien qu'encore ds les années 90, elle était spectaculaire, avec les vict de Jaja (attaque à 30km de l'arrivée), Bartoli, Verbrugge....

  • xtr,ti18/04/2013 21:39

    Grrr j'aurais préféré que tu sois dans le top 5!!

  • Montmorency18/04/2013 03:18

    S'il est vrai que l'arrivée au sommet du mur de Huy est spectaculaire, on peut s'interroger sur l'utilité d'une telle classique qui se joue sur un kilomètre et des poussières. Excepté ces derniers 1 000 mètres on s'ennuie à mourir en regardant cette course. Même l’ultime bagarre dans le mur s'est révélée décevante ces dernières années. C'est une classique où le panache n'a pas droit de cité. C'est une course qui n'a pas vraiment d'âme.