Il y a trois semaines, tout le monde le pressentait. Depuis deux semaines et son coup d'éclat à l'Etna, tout le monde le savait. Lui le premier, même s'il multipliait les discours précautionneux. Dimanche, ce sera officiel. Alberto Contador, qui a tranquillement contrôlé sans forcer son talent samedi vers Sestrières, va remporter le Giro. Le deuxième de sa carrière. Son sixième grand tour. Avec plus de cinq minutes d'avance sur son dauphin Michele Scarponi, l'Espagnol peut aborder le dernier rendez-vous de cette 94e édition, le contre-la-montre de Milan, avec une grande sérénité.
Rien à voir avec le dernier chrono du Tour de France 2010, qu'il avait abordé avec une poignée de secondes de marge sur Andy Schleck. "Le contexte est différent, c'est clair, avoue le maillot rose. A moins qu'un truc dingue ne se produise, je ne peux plus perdre ce Giro. Je vais vraiment essayer de profiter à fond de ce dernier contre-la-montre." Pas sûr du coup qu'il puisse glaner un troisième succès d'étape. D'abord parce qu'il n'entend pas jouer les casse-cou. "Je ne vais pas chercher à prendre le moindre risque. Dans les virages, je serai très prudent, je ne veux pas risquer une chute et tout gâcher", explique-t-il. Ensuite parce que Contador, désormais convaincu de sa victoire, avait décidé de commencer à fêter sa victoire samedi soir avec sa petite amie, Macarena, et quelques amis.
"Je me suis vraiment senti fort"
Dans l'hélicoptère qui l'a emmené de Sestrières à Milan juste après l'arrivée de la 20e étape samedi et les obligations d'usage, Alberto Contador a pu contempler une partie de ce pays qu'il a dominé de la tête et des épaules pendant trois semaines. Autant il était apparu fragile et assez peu tranchant en juillet dernier sur le Tour, autant il a survolé ce Giro. En une seule étape, sur les pentes de l'Etna, il a réduit la concurrence à néant, comme il l'avait fait à Verbier sur le Tour 2009. Ce Contador-là est beaucoup trop fort, même pour des garçons comme Vincenzo Nibali ou Michele Scarponi. Ce Contador-là n'a probablement qu'un seul adversaire à sa taille. Il s'appelle Andy Schleck et n'était pas là sur ce Giro.
Invité à comparer cette victoire avec celles précédemment acquises sur les grands tours, l'Espagnol a laissé entendre que, peut-être, il n'avait jamais été aussi fort. "C'est toujours difficile de comparer une victoire avec une autre, parce que les adversaires changent, le contexte aussi. Mais c'est vrai, peut-être que je n'ai jamais été dans une telle condition physique sur une course de trois semaines", concède-t-il. Surtout, il a affiché ce qu'aucun de ses rivaux n'avaient: la constance. "Je crois que beaucoup de coureurs ont été très forts à tour de rôle dans ce Giro, analyse asse justement le maillot rose. Mais la clé pour gagner un grand tour, c'est d'être à un haut niveau tous les jours. Et depuis l'étape de l'Etna, je me suis vraiment senti fort."
Bjarne Riis, lui, n'est pas surpris. En recrutant Contador, le Danois savait bien ce qu'il récupérait. Ni plus ni moins que le meilleur coureur du monde dans les courses par étapes. "Je savais qu'il était fort, confie le manager de l'équipe Saxo Bank. Ce n'est pas une grosse surprise." Certes. Mais lui aussi a tout de même été impressionné. "Ce qu'il a fait sur ce Giro est incroyable. Il a démontré jour après jour à quel point il était solide." Solide au point de pouvoir commencer à faire la fête à la veille de ce que certains attendaient comme l'ultime juge de paix. Au lieu de quoi ce chrono lombard va tourner à la parade triomphale pour Contador. Une de plus.



Reuters





















Sa incite presque a se doper. Car maintenant on sait que on peut pas se faire prendreLe 29/05/2011 à 21:19
Quand l'UCI aura t'elle le courage t'exclure à vie les tricheurs!
Jamais car face à l'argent seule la lâcheté triomphe.
Vive le sport et vivement le tour de France qu'on assiste à un nouveau bal des hypocrites...Le 29/05/2011 à 18:19
92. Bien dit.
91. Retourne voir le foot. Tu pige rien au cyclism.Le 29/05/2011 à 16:59
Fair-play,accusé de 0,000008 grammes de clonbutérol,fort presque partout.
C'est ContadorLe 29/05/2011 à 15:43
LEs amoureux vu vélo n'ont pas besoin de vos commentaires haineux !!!Le 29/05/2011 à 14:50
Et comme d'hab les petits rajeux et autres râtés du vélo viennent crier au dopage mais on a l'habitude en France, on faisait déja ça avec Armstrong.
Ca ne m'étonne pas qu'on soit mal vu dans le monde avec une mentalité pareille !!!Le 29/05/2011 à 14:48
Tous les italiens impliqués prennent deux ans minimum grâce à la fédération italienne.
Tous les espagnols impliqués sont acquittés pour "manque de preuves" par la fédération espagnole.
Tout est dit...Le 29/05/2011 à 13:37
Si l'Espagne fait tellement rêver certains, qu'ils aillent sur eurosport.es ! Ah mais comprendre l'espagnol pour ça...Le 29/05/2011 à 13:35
Une bonne seringue de Champagne pour le champion !!Le 29/05/2011 à 12:46
Beaucoup de dirigeants de team ont dit tout bas ce que d'autres pensait tout haut mais les coureurs eux même s'en moque , il n'y a que si il gagne qu'il penseront à mal......ca n'empêchera pas le spectacle en montagne....après tout les autres n'ont qu'à être meilleurs que lui !!Le 29/05/2011 à 12:34
Il faudrait que Nibali Kreutziger et consort aient plus d'audaceLe 29/05/2011 à 12:20
Ce n'est pas tout d avoir un beau parcours, il faut egalement avoir le plateau qui va avec...et ca le giro ne l avait pas...Le 29/05/2011 à 12:17
tu sais contador est apprécié dans le peloton au contraire d'un armstrong donc je penses pas que l'ambiance dans le peloton soit mauvaise .sinon je penses qu'il faut avoir les cojones de l'attaquer sinon il va se baladerLe 29/05/2011 à 11:49
tu fait du bon boulot, bouffon.Le 29/05/2011 à 11:30