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Définitivement, 2016 aura été l'année Sagan

Définitivement, 2016 aura été l'année Sagan

Le 16/10/2016 à 19:10Mis à jour Le 16/10/2016 à 20:42

MONDIAUX SUR ROUTE - En conservant son titre mondial à Doha, Peter Sagan a mis un point final à une saison exceptionnelle. Déjà victorieux du Tour des Flandres (son premier Monument), mais aussi de trois étapes du Tour, du championnat d'Europe et du classement World Tour, le Slovaque a franchi un nouveau cap. En 2016, le meilleur, c'est bien lui.

Il y a un peu plus d'un an, il était d'abord ce coureur sympa, ce vent de fraîcheur apprécié pour ses fantaisies sur le vélo et devant les micros. Une gueule aussi, un talent indéniable, admiré, mais au tableau de chasse encore vierge des courses qui comptent véritablement. Comprenez-nous bien : ses victoires d'étapes en Grand Tour, ses maillots verts sur la Grande Boucle, et ses nombreuses victoires en World Tour faisaient bien évidemment de lui l'un des meilleurs coureurs du peloton.

Mais il y avait comme un décalage entre ce qu'il incarnait et ce qu'il avait gagné. Sa popularité avait précédé ses plus grands accomplissements, ce qui est aussi parfois le propre des phénomènes. Il était une star sans aucun Monument*, Championnat du monde, ni Grand Tour victorieux.

Le sixième à conserver son titre mondial

  • Georges Ronsse (Belgique) : 1928 et 1929
  • Rik Van Steenbergen (Belgique) : 1956, 1957
  • Rik Van Looy (Belgique) : 1960, 1961
  • Gianni Bugno (Italie) : 1991, 1992
  • Paolo Bettini (Italie) : 2006, 2007
  • Peter Sagan (Slovaquie) : 2015, 2016

À 26 ans, il ne pointe plus qu'à une longueur du record co-détenu par Alfredo Binda (1927, 1930, 1932), Rik Van Steenbergen (1949, 1956, 1957), Oscar Freire (1999, 2001, 2004) et Eddy Merckx (1967, 1971, 1974). Le circuit technique et vallonné de Bergen, l'an prochain, lui donnera une première occasion de les rejoindre.

L'apothéose d'une saison hors-norme

Ce deuxième couronnement est aussi l'apothéose d'une saison exceptionnelle pour le Slovaque. En 2016, le meilleur coureur du monde, c'est lui. La victoire au classement World Tour lui est revenue pour la première fois. Et il est d'ailleurs le premier non-spécialiste de Grand Tour à l'emporter depuis Philippe Gilbert en 2011, ce qui n'est pas rien.

Après avoir conquis son 2e Gand-Wevelgem, le natif de Zilina a enfin ouvert son compteur des grands classiques en avril. Sur le Tour des Flandres. Et avec la manière

Après son show non-récompensé en VTT aux JO, Sagan a remis le bleu de chauffe début septembre. Victoire au GP de Québec, 2e place à Montréal. Puis deux autres bouquets sur l'Eneco Tour. Entre temps, il a aussi été sacré au championnat d'Europe à Plumelec, le premier du nom pour les pros. Un titre qui lui assurait, en cas d'échec à Doha, de porter un maillot distinctif pour la saison 2017. Mais d'échec, il n'y en a point eu pour Sagan. Tant mieux, le maillot en arc-en-ciel lui sied à merveille.

*Par Monument, on entend les cinq grandes classiques qui sont Milan-San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie.

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