Comme on dit le jargon, celui-là, c'est un sacré moteur. Echappé dès dimanche sur les routes des Yvelines, Thomas De Gendt avait remporté la 1re étape à Houdan. Après deux jours en jaune, il avait rendu sa tunique mardi soir, au profit de Matthew Goss. Qu'à cela ne tienne, il est reparti de plus belle mercredi dans le Beaujolais. Il a encore accroché le bon wagon en début d'étape. Et s'il a dû laisser la victoire à Thomas Voeckler à Belleville, le revoilà à nouveau au sommet de la hiérarchie au général.
Pas un coureur n'a plus impressionné que le natif de Saint-Nicolas depuis le coup d'envoi de cette 69e édition. Il a de la dynamite dans les mollets. "J'ai senti dès le début de l'étape que j'avais de très bonnes jambes, avoue le coureur de Vacansoleil. Quand j'ai vu Voeckler passer à l'attaque, j'ai sauté dans sa roue. On est parti assez facilement." Dans les 25 derniers kilomètres, si l'échappée a tenu le peloton en respect, c'est en (très) grande partie grâce à lui. Ses relais ont permis au groupe de tête d'aller au bout. Ils ont aussi fait exploser un des membres de l'échappée, son compatriote Francis De Greef. Les autres ont dû s'accrocher, y compris Voeckler.
Un Top 10 à Nice?
Le champion de France n'a d'ailleurs pas tourné autour du pot. Oui, De Gendt était le plus fort dans cette échappée. Heureusement pour l'Alsacien, dans le final, l'intérêt du jeune Belge (24 ans) était de rouler pour reprendre le maillot jaune qui lui tendait les bras à l'arrivée, pas de se préoccuper de l'étape. L'intéressé apprécie les compliments du vainqueur du jour, mais il ne regrette rien de toute façon. "Ça me fait plaisir que Thomas dise ça, admet le leader de ce Paris-Nice. Mais, si je n'avais pas été dans le coup pour le maillot jaune, j'aurais peut-être couru différemment et, qui sait, nous aurions peut-être été repris."
Pour la troisième fois en quatre jours, il s'élancera donc avec le maillot de leader sur les épaules jeudi matin. Mais la course entre dans une phase nouvelle désormais, avec des difficultés beaucoup plus sélectives. Dès jeudi, le col de la Mure (1re catégorie), dans le final de la 5e étape, risque de lui compliquer la vie. Peut-il tenir? Il laisse entendre que non, mais n'écarte pas toute ambition au général. "Il faudra survivre et bien sûr récupérer des efforts, reprend De Gendt. La dernière montée me fait peur car on annonce des pentes de 10 %. A 6 ou 7 %, ça va mais au-delà... Si ça passe, je peux bien faire ensuite dans le contre-la-montre, ça me permettrait de viser un top 10 au final." Même sans ça, on se souviendra de ce Paris-Nice 2011 comme celui de l'émergence de Thomas De Gendt au plus haut niveau.



AFP






















Il est intelligent il n'a pas voulu allez faire les énième coéquipier chez quick-step, il a préféré une structure plus "légère" ou il pourrait montré ce qu'il vaut.Le 10/03/2011 à 12:06
sinon je le vois faire une carriére a la voigt, superbe rouleur, capable de passer les "petites" bosses.Le 10/03/2011 à 10:39
Sinon, n'oublions pas que De Gendt a terminé cette année 2e de la 4e du TDU derrière Meyer et 10e du Tour d'Algarve.Le 10/03/2011 à 09:25
Finalement, Paris-Nice, c'est bien pour les révélations après Sagan l'an dernier.
Qui va se révéler dans les bosses maintenant ?
Commentaire en direct à la télé flamande (dit en français !): Voeckler voit clair.Le 09/03/2011 à 21:53