Comme un air de déjà vu. Au printemps 2011, les classiques sont des courses où Fabian Cancellara est le plus fort, où tous les autres prétendants calquent leur course sur le Suisse et où, finalement, ce dernier ne gagne pas. Un schéma frustrant pour lui. Deuxième de Milan-Sanremo, troisième du Tour des Flandres et deuxième de Paris-Roubaix. Une régularité exceptionnelle à ce niveau. Il est rarissime de retrouver un coureur sur le podium de ces trois courses en l'espace de trois semaines. Malheureusement pour lui, Canci n'a jamais posé le pied sur la seule marche qui l'intéresse vraiment.
Comme sur le Ronde, Cancellara a été marqué de très près par tous ses rivaux. Même constat, meêm résultat. Mais cette fois, jamais il ne s'est retrouvé en tête de la course, contrairement à la semaine dernière. Même s'il était le plus puissant de tous, il n'a jamais pu décrocher Thor Hushovd. C'est pour cette raison qu'il a décidé d'arrêter de rouler derrière les échappés à 30 kilomètres de l'arrivée. "Je savais que ce serait difficile pour moi de gagner, a-t-il admis. Le seul moyen, c'était d'attaquer et c'est ce que j'ai fait, mais ça n'a pas été suffisant. Alors j'ai renoncé, parce que si j'avais continué à rouler avec Hushovd ou Ballan dans ma roue, ça aurait été de toute façon impossible de gagner." Il a fait sa course, déployant sa puissance habituelle. Mais ça n'a pas suffi. "J'ai fait le maximum possible, reprend la star de l'équipe Leopard Trek. Je ne pouvais pas faire plus. Je n'ai que deux jambes. J'ai fait beaucoup, beaucoup de travail. J'ai roulé pour gagner."
L'hommage à Van Summeren
Mais s'il avait semblé en colère, presque aigri en sortant des Flandres, il a accepté le verdict roubaisien avec davantage de recul. A l'arrivée, malgré l'absence de victoire, c'est un Cancellara très serein, loin des déclarations tapageuses du début de semaine, qui est revenu sur sa course. "Je comprends la tactique de Ballan et Hushovd. Je dois la respecter, a jugé le Bernois. Dans son coeur, je pense que Thor a dû penser à la victoire mais il y avait une situation tactique avec un de ses coéquipiers devant." Il a même eu un mot gentil pour le vainqueur, Johan Van Summeren. "Nous avons un très beau vainqueur aujourd'hui. Il s'est peut-être réveillé dimanche matin en se disant qu'il allait travailler pour l'équipe. A l'arrivée, il gagne la course. Je suis très content pour lui."
Apaisé, à peine déçu, Fabian Cancellara refuse de parler d'échec concernant sa course ou sa campagne de classiques. "Je sais bien qu'on ne retient que le nom du vainqueur mais quand même, je suis très fier de ce que j'ai accompli, explique-t-il. Après la troisième place du Tour des Flandres et la deuxième place de Milan-Sanremo, je pensais bien sûr à la victoire. Mais c'est comme la semaine passée. Tout le monde sait qu'avec moi, ça va être dur. A la fin, je fais une jolie course. Je suis fier d'être arrivé encore deuxième. Je n'ai pas gagné, je ne dois pas chercher d'excuses, mais c'est comme une victoire pour moi. Ce n'est pas possible de toujours gagner." Dimanche, c'était même presque impossible pour lui.



AFP






















Même si j'avoue que ça me fait plaisir de voir que ceux qui défendent Cancellara sont souvent les ridicules d'entre nous!Le 12/04/2011 à 21:28
Cancellara n'a pas tout donné à Paris Roubaix, s'il avait vraiment été fort qu'Hushovd, il l'aurait décroché à la pédale... il ne l'a pas fait, alors plutôt que de perdre face à Hushovd, il a préféré faire perdre Hushovd et ça peu de gens l'ont compris...Le 12/04/2011 à 12:47
Quand à Hushovd, je pense qu'il a pu suivre mais en étant à la limite de la rupture, alors dans ces conditions relayer Cancellara : c'est du suicide !Le 11/04/2011 à 21:41
devant la téléLe 11/04/2011 à 20:16
1 Certains ont du mal voir la course pour défendre Hushovd. Dès qu'il avait des Garmin près de lui, ils étaient souvent 3 à rouler en tête à 50 kms de l'arrivée alors qu'il y'avait déjà deux autres Garmin devant.
Hushovd quand il était seul n'a pas voulu rouler avec Fabian, pas à cause des équipiers devant, il voulait juste que fabian le ramène sans qu'il bosse une seconde.Le 11/04/2011 à 17:00
faire un il "pouvait ou ne voulait pas" avec ce qu'il avait sur le porte bagage...mais il a tenu à faire 2 quand même , il l'a fait...
et oui il était le plus fort , il en a juste marre de se traîner des suceurs de roues et ça se comprend
bravo à luiLe 11/04/2011 à 13:42
il grimpe bien il peut donc en écoeurer plus d'1 à lbl ou à l'amstel parce qu'il aura mois la pancarte mais vino devrait pointer le bout de son nez prochainement.Le 11/04/2011 à 13:18
Pour gagner les 3 grandes classiques flandriennes" il faut déjà participer aux 3 ;)"Le 11/04/2011 à 12:05