Cyclisme
25/07/2006 - 15:30Basso ne pense qu'à ça
Contraint de plier bagages la veille du Tour de France, suite aux soupçons de dopage qui pèsent sur lui, Ivan Basso n'est pas résigné. L'Italien, qui n'a cessé de s'entrainer depuis, espère reprendre la compétition au mois d'août. Mais son sort reste entr

Dimanche, le Tour de France est arrivé sans lui. Ce Tour qui devait être le sien. Ivan Basso avait rendez-vous avec l'histoire. Il voulait devenir le premier coureur depuis Marco Pantani à signer le doublé Giro-Tour. Finalement, la Grande Boucle est partie sans lui, suite à l'annonce de son implication présumée dans l'affaire de dopage sanguin en Espagne. Aujourd'hui, la carrière du Varésan est en stand-by, alors qu'il y a tout juste un mois, il semblait à son apogée.
Quatre semaines après ce tremblement de terre, Ivan Basso s'est confié à nos confrères de la RAI 3. Contrairement à Jan Ullrich, contre qui T-Mobile vient d'ouvrir une procédure de licenciement en fin de semaine dernière, l'Italien fait toujours partie de l'effectif de la formation CSC. "Je n'ai pas été suspendu par mon équipe, rappelle-t-il. Mes dirigeants m'ont simplement dit que ce serait mieux que je ne dispute pas le Tour de France. Ullrich a été viré? Mon cas diffère du sien ".
Des jours difficiles

Après son départ forcé, Basso avoue avoir passé quelques journées difficiles, chez lui, à Cassano Magnago. "Il y a eu des moments très difficiles. Je dois remercier vraiment ma famille et mes tifosi, qui ne m'ont jamais autant manifesté leur soutien que depuis un mois. Partout où j'allais pour m'entraîner, je trouvais toujours des gens pour m'encourager. Je tiens à leur dire que je reviendrai encore plus fort qu'avant". Il n'a pas eu la force de suivre ce Tour dont il n'était pas.
Il n'a toutefois jamais cessé de s'entrainer, comme si de rien n'était. Convaincu de pouvoir prouver son innocence, le vainqueur du Giro s'est dit prêt à effectuer des tests d'ADN afin de démontrer que la poche retrouvée chez le Docteur Fuentes et que les enquêteurs lui attribuent, ne contient pas son propre sang. Sûr de son fait, Basso ne pense qu'à son retour à la compétition: "Je ne veux pas perdre la forme que j'avais avant le Tour. Alors j'essaie de l'entretenir. J'aimerais reprendre le plus vite possible. Certes, cela ne dépend pas que de moi, mais je songe au Tour du Danemark (NDLR: il débute le 2 août), dans l'idéal. Si je ne reprends pas très vite, ma fin de saison sera compromise."
"Je veux parler avec Riis"

Comme il le note lui-même, le Lombard ne détient effectivement pas les clés du problème. Pour l'heure, son sort est entre les mains de l'UCI et de la fédération italienne. "L'UCI doit transmettre les documents écrits à la fédération compétente. Celle-ci doit ensuite statuer en fonction de ces documents", poursuit le Transalpin. A priori, les informations issues du dossier concernant tous les coureurs italiens impliqués dans l'Opération Puerto devraient parvenir dans la semaine à la fédération italienne. Basso devrait donc y voir plus clair dans un délai de huit à dix jours.
Une fois en possession des documents de l'instruction, l'instance dirigeante a deux solutions: soit elle classe l'affaire, soit elle défère les coureurs devant la commission de discipline de la FCI. Basso et les autres sont accusés d'avoir eu recours aux autotransfusions, prohibées par l'UCI. Ils risquent une suspension de deux ans. En attendant, le Varésan souhaite s'entretenir avec Bjarne Riis, avec lequel il n'a eu aucun contact depuis le 30 juin. "Peut-être a-t-il dit des choses désagréables. Mais je veux qu'on se parle face à face. J'ai besoin de connaitre sa position avant de savoir si nous pouvons continuer ensemble, explique-t-il. Moi, je serai heureux de rester avec lui. Mais tout ne dépend pas de moi ". Il se murmure déjà que certains, notamment du côté de Discovery Channel, seraient prêts à lui offrir une nouvelle terre d'accueil pour 2007...















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