Cyclisme - Tirreno-Adriatico
11/03/2009 - 12:15El Farès, c'est effarant !
A la surprise générale, Julien El Farès (Cofidis) a remporté la 1re étape de la course des deux Mers, entre Cecina et Capannori. Le Français de 23 ans a dominé au sprint son compagnon d'échappée, l'Ukrainien Vladimir Duma. Daniele Bennati a réglé le peloton devant Alessandro Petacchi et Tom Boonen.
Tirreno-Adriatico a débuté mercredi par un coup de tonnerre bien plaisant pour le cyclisme français, avec la victoire inattendue du tout jeune Julien El Farès. Inattendue, non pas parce que le coureur de l'équipe Cofidis manque de talent. Mais pour sa deuxième saison chez les pros, décrocher la première victoire de sa carrière sur une course aussi relevée que Tirreno relève de l'exploit. Surtout sur un parcours sans réelle difficulté, que l'on croyait taillé pour les sprinters. El Farès, lui, est plutôt catalogué dans la catégorie des grimpeurs de poche.
A dire vrai, l'enfant de Manosque n'était pas le moins étonné de sa performance. "J'espérais me montrer pour ma deuxième saison chez Cofidis mais je n'avais jamais imaginé remporter une étape dans une course aussi importante que Tirreno-Adriatico", a confié le Français, hilare, à nos confrères de Reuters. Il a devancé au sprint son compagnon d'échappée, Vladimir Duma (Ceramica Flaminia), avec qui il a résisté au retour d'un peloton réduit sur le circuit final. Les deux hommes ont conservé une poignée de secondes d'avance sur le peloton des sprinters, réglé par l'Italien Daniele Bennati.
Conflit de générations
Julien El Farès avait tenté de distancer Duma à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. Il y était parvenu, mais l'Ukrainien a trouvé la force de revenir. L'explication finale a tourné au conflit de générations, 14 années séparant les deux coureurs. Duma, né en 1972, est un des doyens du peloton. Il a notamment couru avec Jacky Durand, le consultant d'Eurosport, lorsque les deux hommes étaient chez Landbouwkrediet. Mais l'expérience n'a pas suffi face au jeune Cofidis, parfaitement maître de ses nerfs dans le dernier kilomètre.
"Je pense que j'ai été un peu chanceux, a tout de même reconnu le héros du jour. Quand j'ai attaqué, Duma est venu avec moi et on a vraiment bien travaillé ensemble. Je pensais que le peloton nous reprendrait quand même mais il y avait un fort vent de dos, ils ont hésité dans la cote et ensuite on a plongé dans la descente vers l'arrivée. J'étais confiant pour le sprint et je l'ai remporté". Après ce premier grand moment de sa carrière, il abordera la deuxième étape, jeudi, avec le maillot de leader sur les épaules et de bonnes chances de le conserver 24 heures de plus si l'affaire se règle au sprint.

















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