Il la voulait sa victoire d'étape, John Degenkolb (Argos-Shimano) n'a pas laissé passer sa chance. Placé aux avant-postes à l'abord du sprint final, sur un léger faux plat, l'Allemand a produit un bel effort pour écarter, tour à tour, deux autres spécialistes de la discipline : Allan Davis (Orica-GreenEdge) et Ben Swift (Sky). Le vainqueur du Tour de Picardie 2012, qui n'avait à son palmarès que deux victoires d'étape sur le Dauphiné l'an dernier, tardait jusqu'ici à confirmer. A Viana, en l'absence des cadors retenus sur d'autres épreuves, celui que l'on présente comme la terreur du sprint a enfin tenu son rang.
Sur un parcours plat, ou presque, Degenkolb s'est longtemps joué des fuyards. Comme bon nombre de coureurs dans le peloton. Partis dès le kilomètre 6, Javier Francisco Aramendia (Caja Rural), Mikhail Ignatyev (Katusha) et Javier Chacon (Andalucia) n'ont jamais creusé un écart suffisant avec le groupe des poursuivants pour espérer franchir la ligne d'arrivée en héros. Seul, le dernier cité a de quoi se satisfaire de sa journée. Le coureur de la formation Andalucia a profité du déclassement d'Aramendia au sommet du col de la Chapela pour endosser le maillot de meilleur grimpeur.
Contador en sous-marin
Impressionnant de facilité lors du contre-la-montre par équipes, Alberto Contador (Saxo Bank) a encore pris de précieuses secondes au général. L'Espagnol, de retour après six mois de suspension pour dopage, a réussi un coup de maître en passant le second sprint intermédiaire en troisième position, synonyme de bonifications (2 secondes).
Et le 'Pistolero' pourrait faire parler encore plus de lui, lundi, à l'occasion de la 3e étape entre Faustino V et le col d'Arrate. Haut lieu du Tour du Pays Basque, l’ascension finale n'a rien d'effrayant (7,5 kilomètres à 5,3%). Toutefois, les favoris, Contador et Froome notamment, pourraient avoir envie d'en découdre. Voilà qui promet.





























