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Tour d'Espagne - L’éclair Alaphilippe

L’éclair Alaphilippe

Le 11/09/2017 à 08:39

Tour d'Espagne - Malgré la victoire de Julian Alaphilippe à Xorret Del Cati, les Français ont globalement déçu sur cette 72e édition du Tour d’Espagne. Que ce soit Romain Bardet ou les autres, aucun n’a vraiment réussi à peser sur la course. Tour d’horizon de la Vuelta des Tricolores.

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On imaginait mieux, beaucoup mieux. Après les promesses d’un Tour de France réussi (5 victoires d’étapes, un coureur sur le podium et 2 dans le top 10), le cyclisme français était en pleine euphorie à l’entame du troisième Grand Tour de la saison. Et le profil de ce Tour d’Espagne, avec les coureurs engagés, laissait présager une nouvelle réussite. Cela n’a pas été le cas. Loin de là. Entre méforme, déceptions et exclusion, les Tricolores ont dû se contenter d’une victoire d’étape, le plus petit bilan pour la France sur la Vuelta depuis 2012 (0). Tour d’horizon des performances des Bleus.

Ni succès ni top 10, Bardet est passé à côté

Il avait prévenu ne viser que les victoires d’étapes pour son premier Tour d’Espagne mais son podium sur le dernier Tour de France ne pouvait que laisser espérer qu’il se batte au moins pour un top 5. Cet espoir aura duré six jours. Le temps pour Romain Bardet de dégoupiller sur la route de Sagunt et de concéder près de sept minutes. Une perte de temps indispensable pour lui donner une chance de prendre une échappée.

A partir de là, le dauphin de Froome (Sky) sur la Grande Boucle 2016 a multiplié les offensives pour aller chercher une victoire. A l’avant vers Calar Alto, la Pandera, la Nevada, Gijon et l’Angliru, le leader d’AG2R La Mondiale n’a toutefois jamais levé les bras. Son meilleur résultat restera une 4e place acquis dès Andorre (3e étape). Ça valait le coup de perdre tout ce temps…

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Xorret del Cati, la récompense pour l’équipier modèle Alaphilippe

Lui aussi disputait sa première Vuelta. Mais nul doute que Julian Alaphilippe en gardera un bien meilleur souvenir. Dès la première semaine, le puncheur tricolore avait déjà réussi son Tour d’Espagne en s’offrant, avec brio, la 8e étape. Dans la bonne échappée avec Majka (Bora-Hansgrohe), le coureur de la Quick Step Floors a résisté aux attaques du Polonais avant de dominer Polanc (EAU Team Emirates) et Majka au sprint. L’une des rares éclaircies dans le ciel tricolore.

Mais, au-delà du plan personnel, Julian Alaphilippe a également brillé collectivement. Si Matteo Trentin s’est illustré avec quatre victoires d’étapes, il le doit en grande partie à son équipe et notamment au Français. On l’a vu faire exploser le peloton dès la 2e étape vers Gruissan, protéger les intérêts de l’Italien en échappée ou carrément lui lancer le sprint. Avec la réussite que l’on connaît.

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Barguil a plu avant d’être exclu

A l’image de Romain Bardet, il venait de réaliser un grand Tour de France, avec une 10e place et un maillot de meilleur grimpeur. Mais lui avait un rôle tout autre, celui de premier lieutenant de Wilco Kelderman, désigné leader de la Sunweb. Une hiérarchie difficilement contestable à la vue de la 4e place finale du Néerlandais. Mais il faut avouer que sa Vuelta 2017 risque de laisser un goût amer. Plutôt en jambes en début de Tour d’Espagne, Warren Barguil jouait alors avec les meilleurs, prenant notamment une 6e place à Sagunt et occupant au soir de 7e étape une prometteuse 13e place, 2’’ devant Kelderman.

Mais tout s’est terminé ce soir-là, à Cuenca. Coupable de ne pas avoir attendu le Néerlandais, pris dans une cassure dans les derniers kilomètres de l’étape, le Français a vu sa formation l’exclure purement et simplement de l’épreuve. Une décision que les dirigeants ont peut-être regrettée lorsque Kelderman a manqué d’équipiers samedi dans la montée de l’Angliru.

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Manzin et Gougeard, eux, auront tout tenté

On ne pourra bien sûr citer ni tous les Français de cette Vuelta, ni même tous ceux que l’on a vu à l’avant. Que ce soit les Cofidis ou les AG2R La Mondiale, les Français se sont régulièrement montrés offensifs même si la réussite a globalement fui les Tricolores. A l’image par exemple d’Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale), en course pour la gagne à Alcossebre (5e) et à Santo Toribio (4e) et auteur d’un chrono intéressant à Logrono (10e).

Mais, derrière Alaphilippe, c’est bien au sprint massif que la meilleure place française a été acquise. En l’absence d’Arnaud Démare, de Nacer Bouhanni et de Bryan Coquard, les trois grandes flèches tricolores, la performance est belle. Elle est l’œuvre de Lorenzo Manzin. Déjà 7e à Tarragone, le Réunionnais a fait encore mieux ce dimanche à Madrid. Battu sans discussion possible par Matteo Trentin, Lorenzo Manzin est quand même allé chercher une belle 2e place, le seul podium français de cette Vuelta (excepté le succès d’Alaphilippe). Enfin, mention honorable à Julien Bernard qui aura accompagné Alberto Contador sur sa dernière course.

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